Les membres du comité National de la branche verre se sont réunis les 10 et 11 juin à Cognac pour soutenir l’équipe CFDT de Saint-Gobain emballage dans le conflit
salarial qui les a opposé à la direction. Le débat a porté principalement sur la situation économique dans le verre. L’industrie du verre se décompose en plusieurs filières industrielles : le
verre à la main (les arts de la table, la cristallerie d’art, le vitrail,) et le verre mécanique (verre plat, verre creux, fibres de verre, verres techniques). Ces filières industrielles
répondent à des problématiques qui différent selon leurs marchés respectifs. Cependant, l’ensemble de ces filières est aujourd’hui touché par la crise économique.
Dans les entreprises liées principalement à l’automobile, c’est encore des centaines d’emplois qui vont disparaitre dans les prochains mois, notamment à Vidéoglass qui vient d’annoncer 95
licenciements sur 283 salariés.
Ces pertes d’emplois ont des conséquences désastreuses pour les salariés concernés. Les équipes CFDT ont demandé et obtenu que la formation en entreprise se développe afin d’éviter au maximum le
chômage partiel. Qu’il s’agisse des arts de la table, des cristalleries ou du flaconnage, nombreuses sont les filières d’activités qui ont un lien fort avec le territoire. Il en est ainsi d’Arc
International, des entreprises de flaconnage de la vallée de la Bresle, des verreries du grand Est... Ces entreprises et ces filières pèsent lourdement tant au niveau industriel qu’au niveau
emploi, et dès qu’une restructuration survient, c’est tout le bassin d’emplois et l’économie locale qui sont menacés.
Début 2009, des conventions régionales de branches, pour la sécurisation des parcours professionnels et la consolidation de l’emploi, ont été signées comme en Ile-de-France ou en Alsace, entre
plusieurs partenaires sociaux dont la CFDT, l’Etat, le Conseil régional. Cela permet aux entreprises en difficulté, de former leurs salariés pendant les périodes de baisses d’activité pour éviter
de recourir au chômage partiel. La FCE-CFDT participe également et activement au dialogue social européen via la fédération européenne, l’Emcef, à laquelle elle est affiliée afin d’impulser une
dynamique de l’emploi dans tous les secteurs de l’industrie du verre.
Juillet 2009
Le dernier accord salaires de la branche navigation de plaisance datait de mars 2008 et était basé sur le Smic au 1er juillet 2007. Six niveaux de minima étaient en
dessous du Smic. Il était donc urgent de revaloriser la grille. Même si aucun salarié ne peut être rémunéré en dessous du Smic, cette situation pouvait permettre à des entreprises de payer
uniquement le Smic aux 6 premiers coefficients. Et de calculer la prime d’ancienneté et différentes indemnités sur des niveaux de minima inférieurs au Smic. La négociation avait échoué lors des
paritaires d’octobre 2008 et février 2009, faute de proposition acceptable de la chambre patronale. Lors de la paritaire du 10 juin, la FCE a bataillé ferme pour améliorer le niveau de la grille
proposée et obtenir une date d’effet au 1er juillet, alors que la chambre patronale proposait le 1er octobre. Nous avons obtenu satisfaction. La valeur du premier coefficient sera supérieure au
Smic. Et l’accord s’appliquera au 1er juillet 2009, en même temps que sa revalorisation. Les hausses vont de 4,5 % pour le bas de la grille à 1,6 % dans le haut. Ces augmentations sont
intéressantes dans une période où l’inflation est quasi nulle et où le secteur est confronté à la crise. Et l’accord est conforme aux priorités de la FCE-CFDT, puisque les bas salaires
bénéficient d’augmentations plus fortes. FO et la CFE CGC ont également signé cet accord. Il sera soumis à extension par le Ministère.
Juillet 2009
Dans le cadre enchanteur et pluvieux de Bierville, les 9 et 10 juin 2009, les militants du comité national de branche (CNB) Pharmacie issus des syndicats Chimie
Energie et des principales liaisons des trois conventions collectives nationales se sont réunis afin de partager les problématiques rencontrées dans les territoires et les entreprises.
Le constat est clair. En France et en Europe, le secteur de la pharmacie n’est pas directement impacté par la crise. Toutefois, les restructurations et les suppressions de postes sont légion, au
sein de l’industrie, de la répartition et de favédiag. Changement de modèle économique, dérégulation du secteur, apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux marchés conduisent les industriels à
revoir l’organisation de leur appareil de production et de commercialisation afin de maintenir voir d’augmenter les profits réclamés par les actionnaires.
C’est reparti pour les opérations de fusions au niveau mondial, Schering Plough/MSD, Pfizer/ Wyeth, vente de sites à des façonniers, Sanofi Colommiers à Unither, Solvay Fournier à Recipe Pharma,
fermeture de sites BMS à Epernon et Meymac, réduction massive du nombre de postes chez GSK à Evreux, diminution massive des postes de la visite médicale. Sans oublier les inquiétudes fortes sur
l’avenir de RTB Pharma ex CERP Lorraine ou les réductions de postes chez Alliance Healthcare ou OCP dans la Répartition. Il est temps de s’interroger sur le devenir d’un secteur industriel
fortement implanté en France qui demeure le 1er producteur européen de médicament et de rechercher les solutions qui favoriseront son développement.
C’est ce que nous avons affirmé lors de la confé rence de presse interfédérale du 18 juin et au ministère de l’emploi et de l’industrie qui a reçu le 23 juin les organisations syndicales et leurs
experts économiques. Face à cette urgence sociale, le CNB s’est approprié les dispositions principales des accords nationaux interprofessionnels sur la FPC et la GPEC afin de traduire dans les
branches et les entreprises, les modalités concrètes de la sécurisation des parcours professionnels des salariés. Les enjeux des nouvelles règles de la représentativité, la nécessité d’implanter
et de renforcer la CFDT dans les entreprises du secteur nous obligent à rechercher les coopérations entre syndicats FCE, branche, délégués syndicaux centraux et fédération afin d’être plus forts
pour défendre les intérêts des salariés.
Juillet 2009
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