Les 9 et 10 Juin s’est tenu le comité national de branche (CNB) Pétrole. Il a consacré ses travaux à la situation générale et ses conséquences sur les industries
pétrolières. Les baisses de consommation de produits finis entrainent l’adaptation des outils de raffinage à la demande (plus de gasoil et moins d’essences), générant des suppressions de postes
chez les majors et dans la sous-traitance.
La crise actuelle a également un impact fort sur les unités pétrochimiques et le manque de liquidité obère le fonctionnement de plusieurs sites.
Lors de ce CNB, une présentation sur le développement des concepts de facteur humain dans l’organisation et la sécurité industrielle a été faite. L’idée que les conditions et l’organisation du
travail ont un impact sur la sécurité est de plus en plus aboutie (20 ans d’analyse CFDT), donnant même lieu à la création d’une spécialisation ressources humaines dans les écoles de commerce.
Le CNB a également échangé sur les déboires de la négociation UFIP d’égalité professionnelle et des suites à donner. La décision a été prise de ne plus discuter avec l’UFIP dans les mêmes
conditions. Le CNB demande l’ouverture d’un débat pour définir une procédure formelle de négociation. En attendant, nous accepterons de siéger dans toutes les commissions ou groupes techniques qui
ont été définis soit dans la CCNIP soit dans un accord de branche.
Ce CNB avait invité des militants participant à des réunions paritaires dans les deux chambres patronales du pétrole (UFIP et FF3C), ainsi que des représentants de la liaison Négoce de Total. Cette
rencontre a été passionnante, chacun présentant son activité pour laquelle le CNB les a mandaté, qu’il s’agisse des commissions paritaires de suivis (santé, sécurité, emploi, formation ….) ou des
groupes de négociation (pénibilité, égalité professionnelle …).
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