http://www.wk-ce.fr/actualites/detail/15408/le-senat-adopte-le-projet-de-loi-sur-l-orientation-et-la-formation.html
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SYNDICAT CHIMIE - ENERGIE CFDT
De
Annexe Max DORMOY
Place Gabriel PERI
76120 LE GRAND-QUEVILLY
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Les principes et les objectifs du Dif
Le nouveau
« droit individuel à la formation » (Dif) doit permettre aux salariés, qu’ils soient sous contrat à durée indéterminée ou déterminée, de bénéficier, à leur initiative, d’actions de
formation réalisées pendant le temps de travail, ou en dehors de celui-ci, conformément aux dispositions d’un accord de branche ou d’entreprise.
Prévu par les partenaires sociaux dans le cadre d’un accord conclu en septembre 2003, le Dif s’inscrit dans la logique du principe de formation tout au long de la vie professionnelle. Ce droit
vise à combiner intérêt du salarié et logique d’entreprise, en prévoyant des parcours professionnalisants d’une durée relativement longue. Ceux-ci peuvent articuler, par exemple, le Dif et les
actions du plan interne de l’entreprise qui correspondent à des formations liées à l’évolution des emplois ou au maintien des salariés dans l’emploi.
Les salariés concernés
Sont concernés par le « droit
individuel à la formation », tous les salariés titulaires d’un contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein ou à temps partiel, ayant une ancienneté minimale d’un an dans
l’entreprise. En revanche, les salariés sous contrat d’apprentissage, ainsi que ceux qui ont conclu un contrat de professionnalisation (ou l’un des anciens contrats d’insertion) sont
expressément exclus du dispositif.
Les salariés embauchés sous contrat de travail à durée déterminée (CDD), ayant une ancienneté d’au moins quatre mois, consécutifs ou non, au cours des douze derniers mois, peuvent également
bénéficier du Dif au prorata de leur présence dans l’entreprise.
Quant aux intérimaires, la détermination des modalités de prise en charge de leur rémunération dans le cadre du Dif par l’OPACIF (Organisme paritaire collecteur agréé pour le congé individuel
de formation) de la branche reste subordonnée à la conclusion d’un accord collectif entre les organisations d’employeurs et de salariés représentatives des entreprises de travail temporaire.
Les formations éligibles
À défaut d’un accord de branche
ou d’entreprise fixant la nature des actions de formation éligibles prioritairement au titre du Dif, ces formations doivent entrer dans la catégorie des actions de promotion ou d’acquisition,
d’entretien ou de perfectionnement des connaissances (article L.900-2 du Code du travail), ou encore des actions de qualification (article L.900-3).
Dans le cadre du DIF, le salarié bénéficie, chaque année, d’un « droit de tirage » de 20 heures de formation, ou davantage si un accord collectif interprofessionnel, de branche ou
d’entreprise, le prévoit.
Pour les salariés embauchés en CDD, le montant du droit est déterminé au prorata de la durée du contrat, rapportée aux douze mois de l’année civile.
Enfin, pour les salariés à temps partiel, le montant du droit de tirage est déterminé au prorata de la durée du travail, rapportée à la durée du travail à temps plein.
La rémunération de la formation
Les heures de formation réalisées en dehors du temps de travail dans le cadre du Dif donnent lieu à versement, par l’employeur, d’une allocation de formation correspondant à 50 % de la
rémunération nette de référence, hors charges sociales, comme il est de règle en matière de formation de développement des compétences, dans le cadre du plan de formation de l’entreprise.
Les heures de formation au titre du Dif réalisées pendant le temps de travail donnent lieu au maintien de la rémunération, comme en matière de formation d’adaptation au poste de travail, dans
le cadre du plan global de formation de l’entreprise.
Il est à noter que les frais de formation, d’accompagnement, ainsi que ceux de transport et de repas, sont pris en charge par l’entreprise.n
Des plans de formation mieux définis
Si, avant la loi du 4 mai 2004, l’employeur était libre de déterminer le plan de formation des salariés, celui-ci est désormais défini juridiquement de façon précise. La réforme crée en
effet, dans le plan interne de l’entreprise, trois catégories d’actions de formation :
• les actions de formation ayant pour objet l’adaptation des
salariés à leur poste de travail et qui sont mises en œuvre pendant le temps de travail, avec maintien de la rémunération au taux normal ;
• les actions liées à l’évolution des emplois et des
technologies, qui se déroulent également pendant le temps de travail, le salarié conservant sa rémunération ;
• les actions de formation ayant pour objet le développement
des compétences, qui peuvent être mises en œuvre pendant le temps de travail, mais peuvent aussi se dérouler en dehors du temps de travail (dans la limite de 80 heures par an), sous
réserve de l’accord du salarié, lequel perçoit alors une allocation de formation égale à 50 % de sa rémunération.
Les autres dispositions de la loi
Concrétisation de l’accord national
interprofessionnel du 20 septembre 2003, signé par toutes les organisations syndicales, la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle a pour mérite, au-delà des textes
officiels, de renforcer le rôle de la négociation collective, dans les branches comme dans les entreprises, tout en nécessitant, pour sa mise en œuvre, un accord entre l’employeur et le
salarié. Le point le plus notable de ce nouveau dispositif, développé ci-contre, consiste à instaurer un « droit individuel à la formation ». Mais la loi comporte un certain nombre
d’autres chapitres, l’un d’entre eux concernant le plan de formation.
Le plan de formation de l’entreprise. Celui-ci doit désormais traduire la distinction entre trois
types d’actions, à savoir celles qui portent sur l’adaptation au poste de travail, celles qui sont liées à l’évolution des emplois et celles ayant pour objet le développement des
compétences.
Si l’accord de septembre 2003 n’a pas modifié le périmètre de la consultation du CE (comité d’entreprise), il précise l’obligation, pour l’employeur, de recueillir son avis sur toutes les
formations, qu’elles soient réalisables sur le temps de travail ou en dehors de celui-ci. Cette disposition devrait permettre aux CE, ainsi qu’aux équipes syndicales, de vérifier que le plan
de formation de l’entreprise concerne bien l’ensemble des actions de formation liées à l’obligation de financement par l’employeur.
Les contrats et périodes de
professionnalisation. Depuis le 1er
octobre 2004, les trois catégories de contrats d’insertion en alternance (qualification, orientation et adaptation) sont remplacées par le contrat de professionnalisation, qui s’adresse aux
16-25 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, pour leur permettre d’acquérir une qualification et de favoriser leur insertion ou sa réinsertion professionnelle . Par ailleurs,
la nouvelle loi (articles 12, 14 et 34) crée, pour les salariés en CDI susceptibles de rencontrer des difficultés professionnelles, un dispositif leur permettant d’acquérir une qualification
au cours d’une « période de professionnalisation », afin de favoriser leur maintien à leur poste de travail.
La participation des employeurs au financement.
Dans les entreprises de moins de 10 salariés, la
participation de l’employeur au financement de la formation passe, au 1er janvier 2005, à 0,55% de la masse salariale, contre 0,15 % (ou 0,25 %) avant le 1er janvier 2004. Quant aux
entreprises de plus de 10 salariés, leur participation minimale est portée de 1,5 % à 1,6 % de l’ensemble des rémunérations versées.
Décret n°2004-870 du 25 août 2004
Décret n°2004-871 du 25 août 2004
Décret n°2004-1094 du 15 octobre 2004
© CFDT
Apprentissage : les conditions à remplir
L’apprentissage
est une forme d’éducation alternée visant à donner à des jeunes une formation générale, théorique et pratique, leur permettant d’obtenir une qualification professionnelle sanctionnée par un
diplôme ou un titre.
Pour entrer en apprentissage, il faut :
• avoir 16 ans au moins et 25 ans au plus, des
dérogations permettant de signer un contrat dès l’âge de 15 ans (à la fin de la troisième) et jusqu’à 30 ans (handicap, rupture indépendante de la volonté de l’apprenti ou signature d’un
nouveau contrat de niveau supérieur) ;
• trouver une entreprise agréée à cet effet ;
• être inscrit dans un centre de formation pour
apprenti (CFA).
La nature du contrat d’apprentissage
Ce contrat (écrit) doit être enregistré à la Direction départementale du travail et de l’emploi. Rédigé en trois exemplaires, il doit indiquer la date du début du contrat et sa durée ; le nom
et l’adresse du CFA ; la formation envisagée et le diplôme ou le titre (CAP, BEP, BTS…) sanctionnant cette formation ; le salaire.
Le contrat est signé par l’employeur, l’apprenti et son représentant légal, ainsi que par le directeur du CFA. La durée normale du contrat est de 2 ans, avec des possibilités de réduction à 1
an, voire 6 mois, ou d’allongement à 3 ans, voire 4 ans.
La formation s’effectue en alternance, en partie dans une entreprise agréée où l’apprenti reçoit une formation pratique et, pour l’autre partie, dans un CFA qui dispense une formation générale
d’au moins 400 heures par an. Suivre cette formation et se présenter aux épreuves est obligatoire.
Dans les deux mois suivant la conclusion du contrat, afin d’évaluer et, le cas échéant, d’adapter la formation, l’apprenti est convié par le CFA à un entretien avec l’employeur, le maître
d’apprentissage et, au besoin, ses parents ou son représentant légal.
Le statut de l’apprenti
L’apprenti est salarié et bénéficie de toute la législation sociale applicable dans l’entreprise. Son salaire sera égal à un pourcentage du Smic ou du salaire minimum conventionnel (SMC),
déterminé en fonction de l’âge et de la progression dans la formation, allant de 25 % du Smic pour un moins de 17 ans en 1ère année, jusqu’à 78 % du Smic (s’il est plus favorable que le Smic)
pour un plus de 21 ans en 3e année.
Si l’apprenti conclut plusieurs contrats successifs, sa rémunération sera au moins égale à celle à laquelle il aurait pu prétendre dans le cadre de son précédent contrat.
À noter que le temps de formation fait partie du temps de travail et que l’apprenti a droit, comme les autres salariés, à cinq semaines de congés payés annuels.
La fin du contrat
Le contrat peut être librement rompu par l’employeur ou par l’apprenti pendant les deux premiers mois. Ensuite, la rupture peut intervenir dans certains cas :
• accord des deux parties, constaté par écrit ;
• rupture à l’initiative du jeune, s’il a obtenu son
titre ou son diplôme ;
• rupture décidée par l’administration du travail, en
cas de risque d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale de l’apprenti ;
• faute grave ou manquements répétés de l’une des
parties à ses obligations ;
• inaptitude de l’apprenti à exercer le métier
préparé.
Dans les deux derniers cas, les prud’hommes peuvent condamner l’employeur à des dommages-intérêts si les manquements invoqués sont inexistants ou insuffisants.
À l’issue de son contrat, l’apprenti peut rester dans l’entreprise. Si c’est un contrat à durée indéterminée (CDI), une période d’essai ne pourra être imposée. En outre, la durée de
l’apprentissage sera intégrée dans le calcul de la rémunération et de l’ancienneté.n
Apprentissage et enseignement supérieur
Le succès de l’apprentissage se vérifie, notamment, à travers celui des centres universitaires de formation par l’apprentissage, qui ont vu le jour un peu partout en France. Pionnier en la
matière, le CFA Sup 2000 (www.cfasup2000.net), qui couvre l’Ile-de-France, a formé 14 000 personnes depuis 1990 et le nombre de diplômés progresse chaque année. Depuis 2006, une douzaine de
nouveaux programmes ont renforcé l’offre pédagogique de ce CFA, qui permet ainsi d’obtenir quelque 80 diplômes, de Bac +2 à Bac +5, dans tous les secteurs. Cogéré par les universités et les
entreprises, CFA Sup 2000 collabore avec neuf partenaires de l’enseignement supérieur et plus de 1 100 entreprises de toutes tailles, depuis la SNCF, Renault ou la BNP, jusqu’à la plus petite
PME.
Significative est la progression du pourcentage d’entreprises employant plus de dix apprentis et celle du nombre de jeunes présents dans des entreprises de plus de 500 personnes.
Le contrat de professionnalisation
Depuis octobre 2004, le contrat de professionnalisation remplace
les anciens contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.
Principe et publics visés
D’un type particulier, ce contrat permet à un jeune ou à un demandeur d’emploi d’acquérir une qualification et de favoriser son insertion ou sa réinsertion
professionnelle. Il s’adresse, soit aux jeunes âgés de 16 ans à 25 ans révolus (avant leur 26e anniversaire) souhaitant compléter leur formation initiale, aux demandeurs d’emploi de plus de
26 ans et aux salariés intérimaires en contrat à durée déterminée.
Nature et durée du contrat
Ce contrat de travail peut être conclu :
• dans le cadre d’un contrat à durée déterminée
(CDD), pour une durée minimale de 6 à 12 mois, son renouvellement étant possible une fois, si le bénéficiaire n’a pu obtenir la qualification envisagée en raison de l’échec aux épreuves
d’évaluation ou pour cause de maladie, d’accident du travail, de maternité, ou de défaillance de l’organisme de formation ;
• dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée
(CDI) débutant par une période d’actions de professionnalisation comprise entre 6 et 12 mois, cette durée pouvant être portée à 24 mois, notamment au profit de publics spécifiques (jeunes
sans qualification reconnue, par exemple), ou pour certaines qualifications ou certifications.
Durée et modalités de la formation
La durée des actions d’évaluation et d’accompagnement, ainsi que des enseignements dispensés dans le cadre du contrat est comprise entre 15 % et 25 % de la durée du
contrat, sans pouvoir être inférieure à 150 heures. Cette durée peut être portée au-delà de 25 % de la durée du contrat ou de la période de professionnalisation, pour les jeunes n’ayant pas
achevé un second cycle du secondaire et non titulaires d’un diplôme de l’enseignement technique, professionnel, ou ayant pour objectif des « formations diplômantes ».
Montant des rémunérations
Les bénéficiaires âgés de moins de 26 ans perçoivent, pendant la durée du CDD ou de la période de professionnalisation du CDI, une rémunération égale à 55 % du Smic pour les moins de 21 ans
ou 70 % entre 21 et 26 ans. Ces rémunérations sont majorées de 10 points (65 % du Smic pour les moins de 21 ans et 80 % pour les 21-26 ans) dès lors que le bénéficiaire est au moins titulaire
d’un baccalauréat professionnel ou d’un titre ou diplôme à finalité professionnelle de même niveau. Quant aux titulaires d’un contrat de professionnalisation âgés de plus de 26 ans, ils
perçoivent un salaire correspondant au minimum à 85 % de la rémunération minimale conventionnelle, sans pouvoir être inférieur au Smic.
Objectif et bénéficiaires
Le congé individuel de formation (Cif) permet à tous les salariés, quels que soient la nature de leur contrat de travail et l'effectif de leur entreprise, au cours de sa vie professionnelle, de
suivre à son initiative et à titre individuel, des actions de formation (cursus universitaire ou stage proposé par un organisme privé) indépendamment de leur participation aux actions de
formation comprises dans le plan de formation de l'entreprise. L’objectif est d'accéder à un niveau supérieur de qualification, de changer d'activité ou de profession ou de s'ouvrir plus
largement à la vie sociale. Le congé peut également être accordé pour préparer et pour passer un examen.
Conditions
Pour pouvoir déposer une demande de congé, le salarié doit remplir les conditions suivantes :
• être lié par un contrat de travail à un employeur, que
celui-ci soit public ou privé ;
• justifier d'une ancienneté de 24 mois (36 mois s'il
appartient à une entreprise artisanale de moins de 10 salariés), consécutifs ou non, en qualité de salarié quelle qu'ait été la nature de ses contrats de travail successifs dont 12 mois dans
l'entreprise ;
Aucune condition d’ancienneté n’est requise pour un salarié nouvellement embauché lorsqu’il a été précédemment licencié pour motif économique et n’a bénéficié d’aucune formation entre son
licenciement et son réemploi ;
• respecter un délai, dit « délai de
franchise » depuis le dernier stage suivi au titre du congé individuel de formation. Sa durée qui dépend de celle du précédent Cif ne peut être inférieure à six mois ni supérieure à 6
ans.
L'employeur ne peut, sauf exceptions, refuser la demande de congé si toutes les conditions définies ci-dessus sont remplies.
Durée
La durée maximale du Cif est fixée à un an (de date à date) s’il s’agit d’une formation à temps plein, à 1200 heures si elle est à temps partiel ou s’il s’agit d’un cycle avec des enseignements
discontinus. Des accords de branches ou d'entreprises peuvent prévoir des durées plus longues.
Procédure
Afin de pouvoir bénéficier du congé individuel
de formation, le salarié doit :
adresser à son employeur une demande écrite (par lettre recommandée avec avis de réception) pour obtenir l'autorisation d'absence ; celle- ci doit indiquer la date de début de stage, sa
désignation, sa durée, le nom de l'organisme de formation qui en est responsable. S’il s’agit de préparer un examen, joindre le certificat d’inscription.
Cette demande doit être présentée à l'employeur dans un délai déterminé : au plus tard 120 jours avant le début du stage si ce dernier dure 6 mois ou plus et s’effectue en une seule fois et à
temps plein. Ce délai n’est que de 60 jours s’il s’agit d’un stage de moins de 6 mois, ou s’effectuant en plusieurs périodes ou à temps partiel.
L'employeur dispose d’un délai de 30 jours suivant la réception de la demande pour répondre. L’absence de réponse valant acceptation.
Le Cif étant un droit, l’employeur ne peut le refuser. En revanche, il a le droit de le différer pour deux raisons. D’une part, si un certain nombre de salariés (déterminé par les articles L.
931-3 et 4 du Code du travail) sont absents aux mêmes périodes et pour le même motif. D’autre part, si le départ du salarié est préjudiciable à la bonne marche de l’entreprise.
En tout état de cause, le report du congé ne peut excéder 9 mois. Il ne peut être notifié qu’après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Si le salarié conteste
les nécessités invoquées, il peut demander l’arbitrage de l’inspecteur du travail et, si le litige persiste, saisir le conseil de prud’hommes.
adresser à l'organisme paritaire agréé au titre du Cif dont dépend son entreprise une demande de prise en charge totale ou partielle de son salaire et, éventuellement, de ses frais de formation
pendant le stage. Chaque organisme paritaire de gestion du congé individuel de formation (Opacif) a mis au point un formulaire de demande de prise en charge de rémunération et de frais de
formation à remplir par le salarié, l'organisme de formation et l'enntreprise.
Statut
Pendant le Cif, le contrat de travail n'est pas rompu mais suspendu. La durée du congé est assimilée à du travail effectif pour la détermination des droits liés au contrat de travail
(ancienneté, congés payés…) et la protection sociale est maintenue.
Le salarié doit justifier de sa présence en formation. Tous les mois et à la fin du stage, l’organisme de formation doit fournir au salarié une attestation de fréquentation effective à remettre
à son employeur.
À l'issue de la formation, le salarié réintégre son poste de travail ou un poste équivalent, sans aucune formalité. L'employeur n'est pas tenu de proposer un autre emploi tenant compte de la
qualification acquise grâce au Cif.
Financement
Des organismes paritaires ont été créés
spécialement pour assurer la collecte et la gestion des fonds versés par les entreprises pour financer le Cif. Appelés Opacif (organismes paritaires collecteurs agréés gestionnaires du Cif), il
peut s’agir d’une Agecif (association pour la gestion des Cif), dont la compétence est limitée à telle ou telle (grande) entreprise, d’un OPCA (organisme paritaire collecteur agréé)
correspondant à une branche professionnelle (liste sur www.exevia.com) ou d’un Fongecif, organisme
régional interprofessionnel (liste sur www.c-i-f.com).
Ces organismes peuvent prendre en charge tout ou partie du financement de la formation (frais d’inscription, perte de salaire pendant le stage, frais de transport ou d’hébergement).
Pour bénéficier d'une prise en charge financière, le salarié doit, une fois obtenue l’autorisation d’absence de son employeur, adresser une demande de financement auprès de l’organisme auquel
cotise son entreprise. Il est conseillé d'adresser cette demande par lettre recommandée avec avis de réception au moins 6 semaines avant le début de la formation. En cas de réponse négative, un
recours est possible.
Lorsque le salaire n'atteint pas 2 fois le Smic, le montant de la rémunération prise en charge est égal à 100 % du salaire pendant toute la durée du Cif.
Au-delà de 2 fois le Smic, le montant de la rémunération prise en charge varie en fonction de la durée du Cif.
Si la durée de votre congé n'excède pas un an ou 1 200 heures, le montant de la rémunération est égal à 80 % du salaire de référence (ou 90 % si actions prioritaires) (plancher
égal à 2 fois le Smic).
Si la durée du congé est supérieure à un an ou 1 200 heures à temps partiel, le montant de la rémunération est égal :
- à 80 % du salaire de référence (ou 90 % si actions prioritaires) pour la première année ou les 1 200 premières heures si la formation est à temps partiel ;
- à 60 % du salaire de référence pour la fraction du congé excédant la durée d'une année ou de 1 200 heures à temps partiel.
La rémunération est versée par votre employeur tout au long du congé et celui-ci se fait rembourser par l'organisme paritaire agréé au titre du Cif (Fongecif ou Opca).
Si la formation est refusée, le salaire ne sera pas maintenu, mais l'État financera le maintien de la protection sociale.n
© CFDT
Le syndicat organise dès la RENTREE les formations suivantes:
Préparer et gagner les Elections du 10 au 11 septembre 2009 au Grand-Quevilly
Formation Bienvenue du 24 au 25 septembre au Grand-Quevilly
Journée sur la Représentativité le 21 septembre
Formation CE du 05 au 09 octobre 2009 à La Fresnaye (près de Lillebonne)
ATTENTION DE BIEN RESPECTER LA DATE DE VOTRE DEMANDE DE CONGES
POUR FORMATION.
IL DOIT ÊTRE DEMANDE AU MINIMUM 1 MOIS AVANT LE DEBUT DE LA FORMATION.
LA FORMATION EST UN DROIT ET UN DEVOIR.
MIEUX FORME, JE SUIS COMPETENT
Le syndicat de Lille Sambrescault organise une
formation CHSCT du 08 au 10 septembre 2009 à Gravelines.
Il rest encore quelques places de disponible.
Pour toutes informations complémentaires veuillez vous adressez au Syndicat de Lille Sambrescault.
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