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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 15:35

Visteon Rougegoutte : suicide d’un salarié

Un salarié, chef de projet, de Visteon (équipementier automobile) à Rougegoutte (près de Belfort)
a mis fin à ses jours, à son domicile, dimanche 6 décembre.


La FCE-CFDT s’associe à la peine de la famille.
Par solidarité, la quasi-totalité du
personnel a débrayé hier à l’appel des organisations syndicales.


La FCE-CFDT constate l’absence de dialogue social et le malaise grandissant chez les

salariés qu’engendre la pression exercée sur eux par la direction de l’entreprise.
Elle
condamne ce type de management par le stress.


La FCE-CFDT, en lien avec l’équipe CFDT de Visteon Rougegoutte, demande une
expertise approfondie
des organisations et conditions de travail.
Elle demande aussi un
véritable dialogue social respectueux des salariés.

SCE CFDT HN (mis en ligne le 09 décembre 2009)

Par Syndicat Chimie Energie de Haute-Normandie - Publié dans : Infos Fédérales
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 15:30

Salaires minima 2010 : La FCE-cFDT s’engage

Faisant suite aux échecs des négociations de ce début d’année, la séance qui s’est tenue
le 29 octobre était importante. Un premier temps a été consacré à l’étude de la situation économique et sociale de la branche caoutchouc, pour ouvrir ensuite la négociation sur les salaires minima.

Le bilan de la branche

Pour ce rendez-vous paritaire annuel, la séance s’est engagée sur la base du rapport de branche rédigé par la chambre patronale. Les documents remis aux organisations syndicales, les statistiques, démontrent les difficultés des entreprises et des salariés.  2009 aura été une année noire pour le secteur, même si des signes de reprise semblent apparaître. Il faut malheureusement constater que le rebond d’activité, attendu après les plans de relance, n’est pas encore confirmé. Il n’y quasiment plus d’emplois intérimaires dans les entreprises de la branche, le nombre de jours de chômage partiel a explosé, les plans de restructuration se sont multipliés dans un contexte de forte augmentation du nombre de chômeurs. Avec toutes ces difficultés, on constate une nette augmentation de l’endettement des salariés.

Négociation sur les salaires minima

Les revendications FCE-CFDT

La FCE-CFDT a rappelé les échecs des négociations de ce début d’année. Certains coefficients se retrouvent actuellement en dessous du smic. S’il faut prendre en compte le niveau d’inflation envisagé pour l’année 2010 (+1,2%), la délégation patronale doit faire un effort envers les salariés qui subissent de fortes périodes de chômage partiel depuis 12 mois, avec des pertes de salaire conséquentes.

Cela contribuerait à redonner à la branche une meilleure image, fortement dégradée ces derniers mois.

Aussi, la FCE a-t-elle revendiqué une revalorisation des salaires minima de + 3,2%.

La FCE-CFDT a également fait part de son inquiétude quand la chambre patronale, lors de sa présentation, insiste fortement, sur la priorité de maintenir les entreprises, en occultant la nécessité de maintenir les emplois. Les employeurs ont le devoir de tout mettre en œuvre pour maintenir l’emploi. Des engagements ont été pris en matière de formation et doivent être respectés. C’est aussi l’occasion de maintenir et d’améliorer les compétences des salariés.

Le recours au chômage partiel dans le cadre de l’accord que nous avons signé dans la branche, et qui améliore l’indemnisation des salariés, doit être appliqué dans les entreprises en difficultés.

La chambre patronale s’est engagée à accompagner les entreprises tout en tenant compte de nos revendications dans le but de préserver un équilibre entre les nécessités des entreprises et les besoins des salariés.

 

Au final, La CFDT signe l’accord sur les salaires minima pour les industries du caoutchouc, ce qui permet une revalorisation des salaires de 1,5 %.

 

L’accord augmente la valeur du point de 5,85 €  à 5,94 €  et relève le niveau du 130, premier coefficient de la grille, de 1 322 € à 1 348 €.

Dans un contexte économique particulièrement difficile, la FCE-CFDT traduit ainsi concrètement sa détermination à agir et obtenir des résultats pour améliorer la situation des salariés, et particulièrement ceux des petites entreprises, souvent les moins bien rémunérés dans le secteur.

 

Cet accord permet également d’augmenter dès maintenant la prime d’ancienneté de tous les salariés.

 

 

La CFDT, avec vous, pas sans vous !

SCE CFDT HN (mis en ligne le 09 décembre 2009)

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 21:44
AZF: Une explosion toujours à expliquer


Azf, relaxe générale ! Après cinq mois de débats et plus de huit ans de procédure, le tribunal correctionnel de Toulouse a conclu que le doute subsistait sur les origines de cette explosion qui avait provoqué trente et un décès et des milliers de blessés le 21 septembre 2001. Les dommages sont patents, les fautes organisationnelles démontrées, mais pour le tribunal, le lien de causalité ou la preuve formelle de l’accident chimique ne sont pas établis.

Ce jugement est d’autant plus incompréhensible que les attendus mettent en exergue l’existence de fautes organisationnelles caractérisées et des manquements aux obligations réglementaires de sécurité. Cette relaxe générale, au-delà du sentiment d’impunité ressenti par les victimes, pose la question de la place des industries à risques. Souvenons-nous ! Quelques jours seulement après l’explosion, plusieurs responsables politiques demandaient la fermeture des usines semblables à celles d’AZF, voire de toutes les usines implantées dans les villes.
Pour éviter ces invectives dangereuses et démagogiques, le monde industriel doit sortir de cette image d’une industrie qui pollue eau, terre et air, où les conditions de travail sont difficiles, où les risques sont externalisés, où les logiques financières remplacent l’investissement. Il doit, pour être accepté en tout lieu, être quasiment irréprochable- quasiment car le risque zéro n’exi ste pas - et assumer toutes ses responsabilités, notamment en matière de sécurité.

Si la compétitivité de l’industrie doit être maintenue, elle ne peut se faire au détriment de la sécurité des hommes. C’est l’emploi industriel qui est en jeu.
Dès le 21 septembre 2001, la démarche de la CFDT était conduite par sa volonté de s’assurer que toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités de cette catastrophe soient établies, afin que la profession en tire les enseignements.
Les employeurs et les salariés doivent respecter toutes les règles existantes en matière d’environnement et de sécurité. Les organisations syndicales doivent agir pour les faire respecter. Les pouvoirs publics doivent en être les garants. La société civile doit être régulièrement informée des risques et des dispositions envisagées ou à prendre.
Le parquet a fait appel. La CFDT attend du second jugement que les causes et les responsabilités soient clairement reconnues. Ne pas trouver la cause de cette catastrophe serait préjudiciable au développement de l’industrie.

 

Décembre 2009

Par Syndicat Chimie Energie de Haute-Normandie - Publié dans : Infos Fédérales
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 23:10

A sa création en 1964, la CFDT a fait de l’émancipation une de ses valeurs fondatrices. Elle a réaffirmé la formation syndicale comme un droit pour chacune et chacun de ses adhérents. Un droit de se former pour comprendre, analyser, pouvoir conduire sa propre réflexion, se défendre, faire gagner les revendications, faire avancer le projet de la CFDT.

Aujourd’hui, plus que jamais, ce droit reste d’actualité. Avec la complexicification des dossiers soumis aux organisations syndicales, les besoins des adhérents de plus en plus pointus et les attentes croissantes des salariés, la FCE-CFDT a le devoir de mettre à la disposition de ses militants et militantes, des offres de formation adaptées et performantes.

Mais la formation syndicale n’est pas qu’un droit. Pour celles et ceux qui participent à la vie de la CFDT, elle est aussi un devoir et une opportunité.
Nos congrès successifs ont fait de la formation un devoir, un incontournable à la prise de responsabilité. Un devoir, car il n’est pas concevable qu’un militant puisse revendiquer d’un employeur que ce dernier mette à disposition des salariés l’ensemble des formations nécessaires à l’exercice de leurs métiers et qu’il ne s’applique pas cette exigence à lui-même quand il s’agit de son engagement militant.
Une opportunité, parce que les sessions de formation syndicale sont un complément idéal et indispensable au « tuilage » lors de la prise de responsabilité. Une opportunité aussi, à l’heure où l’on parle de plus en plus de la sécurisation des parcours professionnels, car la formation syndicale est comme un moyen supplémentaire d’acquérir des connaissances et des savoir-faire qui pourront être ensuite validés et valorisés dans le milieu professionnel.
C’est à tous ces titres qu’il est indispensable que la formation syndicale soit réellement prise en charge à tous les niveaux de responsabilité dans la FCE-CFDT. Elle doit être portée à la fois comme un moyen de faire progresser la CFDT, en audience et en nombre d’adhérents, de faire avancer les revendications et surtout d’accompagner et de soutenir les militantes et les militants dans l’exercice quotidien de leurs mandats, de les aider à y être plus à l’aise et plus performants.
Avec le millésime 2010, la FCE-CFDT a fait le choix de se doter d’un outil de formation solide, souple et varié pour aider, accompagner et soutenir les militants dans l’exercice quotidien de leurs responsabilités ainsi que les syndicats dans la mise en œuvre de leur politique de formation.

Novembre 2009

Par Syndicat Chimie Energie de Haute-Normandie - Publié dans : Infos Fédérales
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 17:37
Le chef de l’Etat et le gouvernement nous annoncent que le plus fort de la crise est derrière nous, que l’économie repart, que la bourse se redresse. Pourtant, le chômage ne cesse de progresser, ce qui montre que la réalité du monde du travail vécue au quotidien par les salariés est toute autre.
Dans tous les secteurs, les équipes syndicales, les militants CFDT se battent pour défendre l’emploi. Ils sont sur tous les fronts, en première ligne pour soutenir les intérêts des salariés et des adhérents. Avec trop souvent en face d’eux un patronat plus enclin à faire sortir les salariés de l’entreprise qu’à innover pour trouver des solutions responsables pour le maintien d’un maximum d’emplois.

C’est donc au plus fort de la crise sociale que la CFDT a décidé d’organiser une grande campagne de proximité avec les salariés et de mobilisation de ses militants. Le 3 décembre, 150 délégués syndicaux centraux (DSC) de notre fédération pourront débattre avec des décideurs et des experts sur l’avenir de l’industrie et de ses emplois. Le 4 décembre, 1 000 DSC sont invités à une journée de réflexions et d’échanges sur leurs activités au quotidien. Avec pour objectif de mettre en lumière leurs actions menées dans les entreprises, celles qui réussissent et qui obtiennent des résultats positifs pour les salariés. Les délégués syndicaux (DS) et les DSC sont bien des maillons essentiels de notre organisation. Leur travail dans l’entreprise, les réponses qu’ils apportent aux problèmes des salariés, démontrent tous les jours l’utilité et la réalité de l’action syndicale.

La loi d’août 2008 a fixé de nouvelles règles et assoit désormais la représentativité des organisations syndicales principalement sur le critère d’audience en entreprise. La possibilité de signer des accords collectifs n’est offerte qu’aux syndicats représentant une majorité de salariés. Cela contribue à construire un dialogue social de qualité, avec des partenaires légitimés par le vote des salariés.

Dans ce contexte, l’avenir de la CFDT passera par notre capacité collective et individuelle à questionner et revisiter nos pratiques syndicales. Mettre le salarié au cœur de nos actions, tout en privilégiant l’adhérent est le défi que nous devons relever.

Les rassemblements organisés à Paris les 3 et 4 décembre, seront une réussite par la mise en valeur du travail des équipes dans les entreprises, leurs acquis pour les salariés dans la période. La légitimité de toute la CFDT en sera ainsi renforcée.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer.

© FCE CFDT Novembre 2009

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 22:56
Un tout temps et en tout lieu, les inégalités ont toujours existé. Quelles soient naturelles tels le climat, l’eau, les ressources, ou générées par l’Homme lui-même, elles sont toutes injustes. Est-il normal qu’au 21e siècle, un milliard d’habitants sur six soit sous le seuil de pauvreté (moins d’un dollar par jour) ? Est-il normal qu’aujourd’hui encore des enfants travaillent pour survivre ? Est-il normal que l’éducation soit, dans certains pays, réservée aux seuls garçons ?
Agir pour amener l’eau dans certains villages africains, c’est leur offrir des possibilités de cultiver et de se nourrir décemment. Agir pour dispenser des soins là où il n’en existe pas, c’est améliorer les conditions de vie. Agir pour la démocratie politique et sociale, c’est ancrer la liberté et le respect du droit.

Il n’est pas vain d’agir partout. La mondialisation nous oblige à mener ce combat à tous les niveaux, et rend légitime la solidarité internationale. Ce combat, qui nous semble parfois lointain, a le même sens que celui que nous menons dans les pays occidentaux. Cela s’appelle la dignité.

Avons-nous d’autres choix que d’amplifier notre combat contre les inégalités ?
Non. En France, le rapport 2009 de l’observatoire des inégalités est éloquent. Les inégalités de revenus, les inégalités entre les sexes et les origines augmentent. Le rattrapage des salaires homme/femme est interrompu. Les filières scolaires d’excellence recrutent de plus en plus parmi les plus favorisés. Les écarts d’espérance de vie s’élèvent. Accès au logement, aux soins, à l’éducation, au chômage, seront malheureusement encore d'actualité. La crise va encore aggraver cette situation.

Alors non, nous n’avons pas d’autres choix, d’autant que la société et le monde du travail engendrent et utilisent ces inégalités.

Notre combat doit être mené sur deux fronts. Agir pour limiter les conséquences, faire respecter et améliorer les normes internationales, peser sur les comportements des multinationales, donner ses lettres de noblesse à la Responsabilité sociale des entreprises. Et agir sur les causes, en particulier sur les logiques de profits outranciers qui favorisent ces inégalités. Les politiques doivent prendre toutes leurs responsabilités et les partenaires sociaux doivent, eux, définir une autre gouvernance de l’entreprise qui place l’équité au cœur des priorités.

Renforcer ce combat passe aussi par une coopération accrue entre l’ensemble des acteurs, associations, organisations non gouvernementales et syndicats. La dignité humaine mérite que l’action collective retrouve tout son sens. A nous syndicalistes d’y contribuer.

Novembre 2009
Par Syndicat Chimie Energie de Haute-Normandie - Publié dans : Infos Fédérales
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 22:30

Les 3 jours d’actions auprès des salariés « Face à la crise, la CFDT à vos côtés » sont riches d’enseignements, tant par le travail accompli par les sections syndicales que par les sources de progrès que nous devons tous réaliser. Dès le lancement de cette opération, la FCE a décidé de s’investir largement dans les actions initiées par les régions. Pour cela, un comité directeur fédéral a été annulé. La formation des membres dirigeants de notre fédération a été reportée. Les permanents situés à Paris ou décentralisés sont allés sur le terrain auprès des salariés, adhérents et militants. Les syndicats se sont investis dans l’organisation de ces opérations. L’objectif de rencontrer des salariés dans chaque région a été atteint.

La distribution de tracts dans de nombreuses entreprises, les visites dans plusieurs établissements, les caravanes à la porte des sites et l’impact dans les médias locaux ont montré une CFDT présente, offensive et accueillante. Les salariés rencontrés ont apprécié l’initiative, prenant le temps d’échanger avec les militants. Les équipes syndicales locales ont aussi été satisfaites de s’exprimer sur leurs actions de tous les jours et sur les difficultés auxquelles elles doivent faire face. La connaissance de leur entreprise, le lien avec les salariés, les propositions faites pour amortir les effets de la crise sont à saluer.

Cependant, nous pouvons aussi pointer des améliorations possibles. Des sections syndicales dans un rayon proche ne se connaissent pas, bien qu’elles aient les mêmes difficultés. Il en est ainsi des problèmes communs rencontrés par les sous-traitants de la filière automobile, sur lesquels les équipes pourraient avoir des actions coordonnées. Les sections sont demandeuses d’un plus fort accompagnement des structures, notamment lors de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE). Cette aide permettrait une bonne connaissance, et ainsi une meilleure application des accords négociés au niveau interprofessionnel, comme au niveau professionnel, à l’instar du congé de reclassement et de la formation professionnelle.
Les complémentarités d’une confédération, d’une fédération, d’une région, d’un syndicat sont à développer dans un souci de proximité avec les salariés, les adhérents, les militants. C’est pourquoi, la poursuite régulière de ces rencontres transverses et des échanges qui s’y créent est nécessaire. La réunion des Délégués syndicaux centraux des 3 et 4 décembre 2009 entre dans la même logique de rapprochement, ici entre les militants responsables dans les entreprises et les structures de l’organisation.
En assurant le lien avec les salariés, la CFDT en sortira renforcée.

© SCE CFDT HN (mis en ligne le 08 novembre 2009)

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 17:05
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 17:03
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 16:42
Face à la recrudescence des suicides liés au travail, le ministre du Travail a demandé la conclusion d’accords avec les partenaires sociaux sur le stress et les risques psychosociaux dans les entreprises de plus de 1 000 salariés. Cependant, il serait nécessaire que leurs filiales et sous-traitants soient aussi concernés. Dans la foulée de cette annonce gouvernementale, le patronat demande d’ouvrir des négociations sur le stress au travail dans l’ensemble des branches. Nous les revendiquions depuis longtemps, et notamment depuis l’accord national interprofessionnel de 2008 sur ce thème.

Déjà, en 2007, une étude publiée par l’Agen ce française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail soulignait que le risque psycho-social était à la première place des causes de consultation pour pathologies professionnelles. Cette statistique confirme la montée continue de ces préoccupations depuis plusieurs années. La responsabilité sociale des entreprises et de l’Etat en tant qu’employeur était donc déjà visée au regard de l’état de santé des salariés victimes de stress, de dépression et d’anxiété.

Certaines entreprises font pression au quotidien sur les salariés, leur matraquent des objectifs et les déshumanisent. Le malaise vient en grande partie de la recherche de la performance par des méthodes de management où la compétition ou le mépris des salariés entraine une perte de reconnaissance.

Les actes désespérés se multiplient et touchent les entreprises de quasiment tous les secteurs d’activités. Celà révèle un malaise profond qui va au-delà des personnes qui passent à l’acte. De nombreux salariés considèrent le travail comme source de stress et évoquent leur souffrance. Face à cette situation, certaines entreprises sont dans le déni alors que d’autres, travaillent sur la prévention du suicide ou la gestion du stress. Mais cette approche uniquement individuelle ne traite que les symptômes laissant les causes profondes intactes.

Les problèmes de stress et plus largement des conditions de travail se traitent à la racine en agissant sur les conditions et organisations du travail. L’entreprise et l’Etat employeur doivent revisiter leurs modes de fonctionnement en donnant du sens au travail dans un projet partagé. Les salariés doivent être accompagnés pour pouvoir développer leurs propres marges de manœuvre et d’autonomie. Celà implique un mode de management de proximité plus humain.
Notre fédération fait de l’organisation et des conditions de travail les chantiers prioritaires de sa mandature. Une opportunité pour nous de négocier dans les entreprises et les branches sur les organisations et la santé au travail.
Saisissons-la !

Octobre 2009
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