Mercredi 9 décembre 2009
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Salaires minima 2010 : La FCE-cFDT s’engage
Faisant suite aux échecs des
négociations de ce début d’année, la séance qui s’est tenue
le 29 octobre était importante. Un premier temps a été consacré à l’étude de la situation économique et sociale de la branche caoutchouc, pour ouvrir ensuite la négociation sur les salaires
minima.
Le bilan de la branche
Pour ce rendez-vous paritaire
annuel, la séance s’est engagée sur la base du rapport de branche rédigé par la chambre patronale. Les documents remis aux organisations syndicales, les statistiques, démontrent les difficultés
des entreprises et des salariés. 2009 aura été une année noire pour le secteur, même si des signes de reprise semblent apparaître. Il faut
malheureusement constater que le rebond d’activité, attendu après les plans de relance, n’est pas encore confirmé. Il n’y quasiment plus d’emplois intérimaires dans les entreprises de la branche,
le nombre de jours de chômage partiel a explosé, les plans de restructuration se sont multipliés dans un contexte de forte augmentation du nombre de chômeurs. Avec toutes ces difficultés, on
constate une nette augmentation de l’endettement des salariés.
Négociation sur les salaires minima
Les revendications FCE-CFDT
La FCE-CFDT a rappelé les échecs des
négociations de ce début d’année. Certains coefficients se retrouvent actuellement en dessous du smic. S’il faut prendre en compte le niveau d’inflation envisagé pour l’année 2010 (+1,2%),
la délégation patronale doit faire un effort envers les salariés qui subissent de fortes périodes de chômage partiel depuis 12 mois, avec des pertes de salaire conséquentes.
Cela contribuerait à redonner à la
branche une meilleure image, fortement dégradée ces derniers mois.
Aussi, la FCE a-t-elle revendiqué
une revalorisation des salaires minima de + 3,2%.
La FCE-CFDT a également fait part de
son inquiétude quand la chambre patronale, lors de sa présentation, insiste fortement, sur la priorité de maintenir les entreprises, en occultant la
nécessité de maintenir les emplois. Les employeurs ont le devoir de tout mettre en œuvre pour maintenir l’emploi. Des engagements ont été pris en matière de formation et doivent être
respectés. C’est aussi l’occasion de maintenir et d’améliorer les compétences des salariés.
Le recours au chômage partiel dans
le cadre de l’accord que nous avons signé dans la branche, et qui améliore l’indemnisation des salariés, doit être appliqué dans les entreprises en difficultés.
La chambre patronale s’est engagée à
accompagner les entreprises tout en tenant compte de nos revendications dans le but de préserver un équilibre entre les nécessités des entreprises et les besoins des
salariés.
Au final, La CFDT signe l’accord sur les salaires minima pour les industries du caoutchouc, ce
qui permet une revalorisation des salaires de 1,5 %.
L’accord augmente la valeur du point de 5,85 € à 5,94 € et relève le niveau du 130, premier coefficient de la grille, de 1 322 € à 1 348 €.
Dans un contexte économique
particulièrement difficile, la FCE-CFDT traduit ainsi concrètement sa détermination à agir et obtenir des résultats pour améliorer la situation des salariés, et particulièrement ceux des petites
entreprises, souvent les moins bien rémunérés dans le secteur.
Cet accord permet également d’augmenter dès maintenant la prime d’ancienneté de tous les salariés.
La CFDT, avec vous, pas sans
vous !
SCE CFDT HN (mis en ligne le 09 décembre 2009)
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