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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 12 2009 18:01
Déclaration de Jean-Louis Malys, secrétaire national - Nouveau charter d'Afghans, la CFDT interpelle le gouvernement sur ses engagements

Dans le cadre d'un charter franco-britannique, la France a renvoyé plusieurs exilés Afghans dans la nuit de mardi à mercredi contre l'avis des autorités afghanes.

Indignée et scandalisée, la CFDT condamne ces expulsions avec la plus grande fermeté.
 
Alors qu’ils ont fui la guerre et sont venus chercher une protection en Europe, les autorités françaises ont renvoyé ces migrants en Afghanistan, les exposant ainsi à de graves dangers sécuritaires et humanitaires.
 
Nous demandons l'arrêt de ces expulsions indignes qui contournent le principe de non-refoulement garanti par la Cour européenne des droits de l'Homme et la Convention de Genève.
 
Nous affirmons l'urgence de suspendre tout retour forcé vers l'Afghanistan et de rendre plus effectif le droit à la protection en France et en Europe.

© CFDT (mis en ligne le 16 décembre 2009)
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 12 2009 14:10
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT a contacté François Chérèque pour lui faire part des risques de comportements hostiles de la part d’opposants à la direction confédérale de la CGT au moment de sa visite prévue au congrès de la CGT à Nantes.
D’un commun accord il a été décidé d’annuler la visite de François Chérèque au congrès de la CGT.
Ce regrettable contre temps ne doit pas altérer les relations entre les deux secrétaires généraux et la démarche de dialogue intersyndical engagée depuis le début de 2009 mais est symptomatique d’une persistance de sectarisme dans une partie du syndicalisme français.

© CFDT (mis en ligne le 12 décembre 2009)
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 12 2009 14:05
Déclaration d'Anousheh Karvar, secrétaire nationale - 10 décembre : Journée mondiale des droits de l’Homme, la CFDT se mobilise contre toutes les formes de discriminations

A l’occasion de la journée mondiale des droits de l’Homme, jeudi 10 décembre, la CFDT réaffirme son engagement à combattre toutes les discriminations. Pour la CFDT, il s’agit d’un combat syndical permanent, au niveau national et international.

Dans toutes leurs formes, ces discriminations entravent la mise en œuvre efficace des droits consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
 
A cet égard, la CFDT demande à la France de ratifier, enfin, la convention internationale de l’ONU sur « la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille », du 18 décembre 1990.
 
Dans les entreprises et les administrations, la CFDT  se mobilise pour la mise en œuvre de l’accord national interprofessionnel relatif à la diversité. Elle leur demande de s’engager dans la construction d’une action offensive et concertée contre toutes les discriminations dans l’accès et le maintien dans l’emploi.

© SCE CFDT HN (mis en ligne le 12 décembre 2009)
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 15:24
1 000 délégués syndicaux centraux CFDT se sont rassemblés aux portes de Paris, le vendredi 4 décembre, pour échanger leurs expériences. Une journée exceptionnelle que beaucoup aimeraient voir se renouveler.

La crise a déserté les plateaux de télévision, mais elle est toujours présente dans les entreprises. Si l’on en doutait, le rassemblement des délégués syndicaux centraux CFDT, qui s’est déroulé le 4 décembre dernier à Saint-Denis, aura permis de mettre les points sur les “ i ”. Dans la métallurgie comme dans la grande distribution ou le commerce de détail, les militants doivent toujours faire face à des plans sociaux, des restructurations ou des restrictions budgétaires qui pèsent sur l’emploi et les conditions de travail dans leurs entreprises. En première ligne pour défendre les salariés dans la période, ils ont tenu à réaffirmer haut et fort qu’ils ne baissaient pas les bras.

« Ce rassemblement est à la fois une journée d’écoute et l’expression d’un rapport de forces d’une organisation syndicale qui veut peser sur l’avenir, a expliqué le secrétaire national Gaby Bonnand en introduction. C’est l’occasion de montrer ce que nous faisons dans les entreprises, de montrer le travail des militants qui permet d’obtenir des succès pour les salariés. » La richesse des témoignages qui se sont succédé sur la scène a permis d’apercevoir la diversité des situations rencontrées par les militants mais aussi la grande créativité dont ils font preuve pour inventer à chaque fois des réponses adaptées.

Un travail d'équipe

Jeune militante, Anne-Marie Marin est ainsi parvenue à fédérer sous la bannière de la CFDT les 37 salariés du Comptoir des cotonniers qui se trouvaient sur le carreau, suite au déménagement du siège de l’entreprise de Toulouse à Paris. Sans expérience syndicale, elle a très vite compris comment faire appel aux médias pour peser sur la direction ou comment utiliser les ressources de toute la CFDT pour se faire entendre. « C’est ce travail d’équipe qui nous a permis d’obtenir des réparations pour le préjudice subi, analyse-t-elle aujourd’hui. Nous sommes parvenus à prouver que ce déménagement n’était pas dû à des problèmes économiques, mais bien aux choix stratégiques d’un groupe qui avait les moyens financiers de dédommager de manière convenable les salariés lésés. »

Pour Loïc Seguin, la crise s’est traduite dans son entreprise, sous-traitante de l’automobile, par un PSE de 133 emplois sur 950. En instaurant un rapport de forces constructif avec la direction, la section a pu négocier un excellent accord. « Pour y parvenir, il faut être soutenu par l’ensemble des salariés, assure-t-il aujourd’hui. J’ai pris conscience de l’importance de la communication. Même après avoir négocié des heures avec la direction, il faut prendre le temps de dialoguer avec les collègues pour les tenir au courant de l’avancée des discussions. »

Mais le travail des DSC ne se limite pas à obtenir des indemnités de départ, même si c’est aussi une partie du “ job ”. Plusieurs témoignages ont notamment montré le rôle primordial joué par les structures CFDT pour monter des projets de formation pendant les périodes de chômage partiel et pour convaincre des salariés d’y participer. « J’ai revu un collègue réticent au départ qui, après sa formation, m’a dit qu’il aimerait bien redoubler », raconte un militant, visiblement heureux de sentir que son travail a porté ses fruits.

Se faire entendre

La question des conditions de travail a été également abordée. « Il faut aussi penser aux salariés qui restent dans l’entreprise et à qui on demande toujours plus, souligne Ramon Mosquera, DSC d’un groupe autrichien spécialisé dans la brique. Après un PSE, il y a un choc post-traumatique. Les collègues n’ont pas la tête à leur travail alors même qu’on les sollicite davantage. Cela peut conduire à des accidents. » Et les conditions de travail se dégradent d’autant plus que l’on exige aujourd’hui des salariés une plus grande polyvalence, sans pour autant les former correctement à toutes les nouvelles tâches demandées. « À chaque PSE, nous assistons à des pertes de compétences dramatiques, ajoute-t-il. Dans nos métiers, il y a des gestes qui ne s’apprennent pas à l’école mais au contact des collègues les plus expérimentés. » Serge Corfa, DSC de Carrefour, a de son côté mis l’accent sur l’une des manières de peser face aux directions : participer activement aux assemblées d’actionnaires. « Cette pratique, relativement nouvelle pour les organisations syndicales, permet de se faire entendre et d’obtenir des informations bien utiles », explique ce militant expérimenté qui affiche 6 000 adhérents CFDT issus de nombreux secteurs professionnels. « Nous sommes une miniconfédération à nous tout seuls », plaisante-t-il.

Chargé de conclure cette journée, François Chérèque a rendu hommage au travail de tous les militants CFDT dans les entreprises tout en dégageant des perspectives pour l’avenir. « Aujourd’hui, on fait appel à nous pour gérer les conséquences sociales de stratégies économiques sur lesquelles nous n’avons pas eu notre mot à dire. Nous devons imposer un nouveau dialogue social dans notre pays pour peser en amont. La CFDT a des propositions pour faire évoluer les choses. Le calcul de la rémunération des dirigeants pourrait par exemple intégrer des critères sociaux comme le bien-être au travail des salariés. »

Jérôme Citron

© CFDT (mis en ligne le 08 décembre 2009)
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 21:38
La Confédération organise, le 4 décembre, un rassemblement de 1 000 délégués syndicaux centraux à Paris pour mettre en lumière leur action face à la crise et les résultats concrets qu’ils obtiennent pour les salariés.

La crise est loin d’être terminée. Et ce ne sont pas les délégués syndicaux centraux (DSC) qui diront le contraire, eux qui sont en première ligne dans les entreprises pour tenter d’éviter ou de limiter les licenciements, négocier des plans de reconversion et de formation, répondre aux inquiétudes et aux demandes des salariés. Ils sont confrontés aux situations les plus complexes tant les enjeux sont importants. La Confédération a donc décidé de réunir 1 000 d’entre eux, le 4 décembre, afin de donner de la visibilité à leur action au jour le jour sur le terrain au plus près de salariés. Jean-Michel Drou, secrétaire confédéral responsable du service Vie au travail ne dit d’ailleurs pas autre chose quand il explique que « nos délégués sont confrontés à des situations difficiles et complexes, mais quotidiennement, ils montrent leur capacité à faire face. Ils sont en première ligne comme force de propositions et d’action aux côtés des salariés, leur capacité de négociation permettant d’obtenir des résultats concrets et aussi de construire l’avenir ».

Rendre visible l’action des militants

Cette journée n’est pas un « one shoot », insiste Jean-Michel Drou, elle prend au contraire naturellement place dans la stratégie globale développée par la CFDT depuis la rentrée : après être allée à la rencontre des salariés lors de l’opération « trois jours » en septembre, et après avoir échangé avec un grand nombre de militants, la Confédération met ainsi l’accent sur un rouage aussi indispensable que méconnu du grand public, de l’action syndicale.

En effet, loin des manifestations et des négociations nationales, les exemples d’action des DCS ne manquent pas : dans telle entreprise, c’est une section syndicale qui va proposer et obtenir une autre stratégie économique, dans telle autre, la CFDT va négocier un accord de chômage partiel intéressant. À tel endroit, la section CFDT négocie un accord sur la formation des salariés pour éviter les licenciements… Pour autant, il bien rare que ces actions fassent la une des journaux, alors même qu’elles apportent les réponses concrètes aux salariés touchés par la crise. Ce grand rassemblement doit donc contribuer à donner davantage de visibilité à l’action des militants de la CFDT dans les entreprises pour rappeler que « partout où elles sont présentes, les équipes CFDT prennent leurs responsabilités et font face aux situations les plus difficiles et obtiennent des résultats. »

 

 

© CFDT (mis en ligne le 11 novembre 2009)
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 22:40
Marcel Grignard, secrétaire général adjoint, précise les enjeux majeurs du sommet sur les changements climatiques dans son édito paru dans le numéro 3242 de Syndicalisme Hebdo.

 

La Conférence de Copenhague sur les changements climatiques s’ouvre lundi prochain sur trois enjeux majeurs.

Le premier enjeu est évidemment environnemental, il est considérable. Il s’agit de diviser par quatre à l’horizon 2050 – par rapport à 1990 –, les émissions de gaz à effet de serre ( GES ) pour les pays industrialisés et par deux pour les autres pays. L’objectif est de limiter à 2°C l’élévation de la température moyenne sur Terre à la fin du xxie siècle.

Le deuxième enjeu est économique. Il est impératif d’arrêter de sous-estimer le coût des changements climatiques. En effet, même si cela appelle des choix lourds, des compromis complexes et des investissements énormes, matériels et immatériels, ne rien faire coûterait, à terme, bien plus cher et fragiliserait comme toujours les plus vulnérables et les plus faibles.

Le troisième enjeu est évidemment social. Cette dimension sociale et solidaire comporte, comme le développement durable, des facettes locales, internationales et intergénérationnelles. Pour le local, chez nous en France et en Europe, il s’agit d’anticiper et de conduire les transitions professionnelles avec un souci de justice et d’équité. Au plan international, la solidarité commande d’aider le plus efficacement possible les pays qui en ont besoin, en soutien financier, en transfert de technologie, etc. En effet, les pays les plus pauvres sont aussi ceux qui risquent de payer le plus lourd tribut aux dérèglements climatiques.

À Copenhague, la CSI et la CES seront présentes pour porter les exigences du syndicalisme international. La CFDT s'est beaucoup impliquée dans les travaux préparatoires tant au niveau de la CES que de la CSI. Elle a notamment insisté pour que le problème de la faim dans le monde ne soit pas oublié. Avec la Confédération européenne des syndicats, la CFDT revendique la mise en place d’une taxe d'ajustement aux frontières afin que l'Europe adopte une politique volontariste de réduction des GES sans que cette contrainte nouvelle pour les entreprises européennes se traduise par des délocalisations “ environnementales ”.

Alors que la crise met en évidence le besoin de régulation et de gouvernance mondiales, un accord à Copenhague prenant en compte les enjeux du futur et engageant les pays riches à aider les pays les moins développés serait un signe positif pour l’humanité. 

 

© CFDT (mis en ligne le 02 décembre 2009)
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 22:35
Retrouvez l'intégralité du "Grand Rendez-Vous" avec François Chérèque, diffusé sur Europe 1, le 29 novembre.

Si vous ne pouvez ouvrir ces liens reportez-vous à l'adresse suivante: www.cfdt.fr

© SCE CFDT HN(mis en ligne le 02 décembre 2009)
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 22:59
Retrouvez la déclaration d'Annie Thomas, secrétaire nationale, suite à l'annonce de la hausse de 52 400 du nombre personnes inscrites à Pôle emploi en octobre.

Les chiffres du chômage publiés hier rappellent cruellement que le monde du travail ne vit pas une sortie de crise : 52 400 personnes se sont inscrites à Pôle-Emploi en octobre. Ce chiffre élevé est en augmentation par rapport aux mois précédents. Il revêt un caractère alarmant pour les jeunes et les plus de 50 ans. Il révèle aussi une forte hausse du chômage de longue durée. Il s’agit des premiers salariés touchés par la crise il y a un an et qui n’ont pas retrouvé d’emploi.

Malheureusement, les économistes ne prévoient pas de baisse ou de stabilisation dans les mois à venir. Face à cette deuxième phase de la crise de l’emploi, la CFDT demande une mobilisation à la hauteur des problèmes que vivent les salariés et les entreprises.
 
A l’opposé de l’optimisme de façade du gouvernement sur la situation économique, la CFDT souligne que la question des fins de droits ne manquera pas d’intervenir vu la hauteur des entrées au chômage et la faiblesse des créations et offres d’emploi. Les partenaires sociaux s’impliquent dans le cadre des négociations sur la gestion sociale de la crise. Ils attendent aussi des pouvoirs publics des réponses et des engagements.
 
Il convient de prolonger les mesures de chômage partiel et de formation. La mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi et des entreprises par Pôle-Emploi doit être renforcée pendant cette période particulière. Des moyens supplémentaires doivent être donnés aux organisations qui sont sur le terrain : AFPA, associations et entreprises d’insertion…
 
L’après crise se prépare aujourd’hui, la CFDT y prend sa part. Elle mobilise tous ses militants dans les entreprises. Un rassemblement de 1 000 délégués syndicaux a lieu vendredi 4 décembre sur ces questions.

© CFDT (mis en ligne le 27 novembre 2009)
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 22:57
François Chérèque a demandé au président de la République que le grand emprunt, dont la CFDT approuve globalement les orientations, soit financé par les Français les plus fortunés qui bénéficient du bouclier fiscal.

Reçu en même temps que les leaders des quatre autres confédérations syndicales par la Président de la République,  le 25 novembre, François Chérèque lui a fait part l’accord global de la CFDT sur les objectifs du grand emprunt. Selon le secrétaire général, « la CFDT a le sentiment d’avoir été entendue concernant les défis auxquels nous devons faire face » : D’une part revoir notre modèle de croissance pour mieux tenir compte des enjeux du développement durable et, d’autre part, prendre en compte l’évolution démographique et le vieillissement de la population. C’est donc « sur ces bases que l’emprunt sera utile, à condition qu’il soit porteur de sens pour les générations futures en facilitant les mutations et en intégrant dans les investissements la dimension sociale du développement durable ».

Concernant le financement de cet emprunt, François Chérèque a rappelé qu’il « doit être réalisé au moindre coût pour ne pas peser sur les générations futures ». D’où l’opposition de la CFDT à une souscription populaire qui « avantagerait les Français les plus fortunés qui bénéficieraient ainsi d’une rente d’État financée par l’ensemble des contribuables ». Le secrétaire général de la CFDT a donc fait une proposition de financement au président de la République par « un emprunt obligatoire pour ceux qui paient les tranches d'imposition les plus élevées qui bénéficient en particulier du bouclier fiscal ».

 

© CFDT (mis en ligne le 25 novembre 2009)
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 22:54
Dans son édito paru dans le numéro 3241 de Syndicalisme Hebdo, Jean-Louis Malys, secrétaire national, condamne l'hypocrisie et des dernières annonces gouvernementales concernant les travailleurs sans-papiers.

Ils sont cachés dans l’ombre d’activités aussi importantes que la restauration, le bâtiment, le nettoyage, la sécurité, le service aux particuliers et tant d’autres. Ils sont arrivés chez nous, comme certains de nos parents ou grands-parents, en souhaitant fuir la misère chez eux et travailler ici pour subvenir à leurs besoins, à ceux de leur famille. Ils sont souvent déclarés, contribuent au financement de la protection sociale, paient leur loyer et leurs impôts. Ils travaillent dur et gagnent peu. Le fait d’avoir un emploi pourtant utile à notre société ne les protège pas. Ils vivent au jour le jour avec la peur au ventre du contrôle policier qui brisera tous les efforts consentis. Face à eux, l’hypocrisie atteint des sommets quand les employeurs, sous-traitants ou donneurs d’ordre, connaissent pertinemment leur situation, en usent et en abusent.

La CFDT est aux côtés de ces salariés. Indépendamment des formes d’action qu’ils ont décidé de mettre en œuvre et qui, pour certaines, peuvent nous inquiéter pour leur propre situation et sécurité, nous avons le devoir d’agir. Des militants et équipes CFDT assument au quotidien la défense individuelle et collective de ces salariés afin de régulariser leur situation en recherchant l’efficacité, souvent au prix de la discrétion. Comment ne pas évoquer aussi le travail difficile des fonctionnaires chargés d’examiner leur situation en l’absence de critères justes, réalistes et objectifs refusés par le gouvernement et ses représentants ?

C’est dans cet esprit, avec pragmatisme et volontarisme, que la CFDT participe, avec d’autres syndicats et avec le soutien d’associations, à la concertation engagée par le ministère de l’Immigration afin de clarifier les critères de régularisation. Dans ce contexte, les récentes déclarations de M. Besson sur les mariages “gris”, les projets de celui-ci et du ministre du Travail amalgamant travail non déclaré et immigration, et l’instrumentalisation de la question de l’identité nationale à des fins électoralistes, sont autant de manœuvres dilatoires. Nous ne sommes pas dupes. Elles ont pour objectif d’éluder les véritables questions posées : celle de la dignité et du respect des droits de ces salariés.

 

© CFDT (mis en ligne le 25 novembre 2009)
Par Syndicat Chimie Energie de Haute-Normandie - Publié dans : Infos Confédérales
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