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Samedi 2 mai 2009 6 02 05 2009 12:49
300 accords de GPEC ont été conclus en 2008, selon un bilan établi par la Délégation à l'emploi et à la formation professionnelle.
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/11354/la-negociation-sur-la-gpec-a-connu-une-acceleration-significative-en-2008.html
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 03 2009 09:24

Un avenant relatif au bilan d’étape professionnel est ouvert à la signature des partenaires sociaux
Le bilan d’étape professionnel sera accessible tous les cinq ans aux salariés ayant deux ans d’ancienneté. 

Installé le 13 février, le groupe de travail sur le bilan d’étape professionnelle a abouti à un avenant du 3 mars 2009 aux accords nationaux interprofessionnels (ANI) du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail et du 14 novembre 2008 sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Ouvert à la signature des organisations syndicales et patronales, l’avenant prévoit les modalités de mise en œuvre du nouveau dispositif et sa place dans la GPEC. Un avenant à lANI du 7 janvier 2009 sur la formation professionnelle doit désormais définir les modalités de financement du bilan d’étape professionnel lorsque la taille de l’entreprise ne permet pas de le financer en interne. Un groupe de travail fera le bilan de ce dispositif avant le 31 décembre 2009 et déterminera les outils nécessaires à son suivi.
Objectifs et contenu

Le bilan d’étape professionnel consistera en l’élaboration conjointe d’un diagnostic qui permet au salarié d’appréhender ses capacités et de construire son projet professionnel en évaluant ses besoins et à l’employeur de déterminer les besoins et objectifs de professionnalisation de ce dernier, dans une optique de sécurisation des parcours professionnels. Compte tenu de ces objectifs, ce dispositif comprendra une phase d’analyse « menée en commun » permettant d’apprécier :
– les capacités professionnelles du salarié au regard de son niveau de qualification ;
– le niveau de formation et de diplôme ;
– les savoir-faire résultant de l’activité exercée dans le poste occupé ou acquis dans d’autres postes occupés antérieurement et plus généralement dans le parcours professionnel ;
– les savoir-être ;
– les capacités de l’intéressé à évoluer, au regard des besoins, existants ou prévisibles, en qualification ou en compétences recensés dans son environnement professionnel interne ou externe et de son souhait de maîtriser l’évolution de son parcours professionnel.
Il est précisé que les éléments du bilan pourront figurer à l’initiative du salarié dans son passeport formation.
Conditions de mise en œuvre

L’utilisation du bilan d’étape professionnel devra être simple et fondée sur des formulaires lisibles, et tous les salariés devront être informés du droit qui leur est ouvert et des conditions de sa mise en œuvre.
Périodicité : le dispositif bénéficiera tous les cinq ans aux salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté, qui en font la demande.
Modalité de la demande du salarié : elle ne pourra être refusée, et l’employeur disposera de 30 jours pour y répondre. Cette réponse ne pourra avoir pour effet de repousser de plus de trois mois la réalisation du bilan. Le salarié devra être informé suffisamment à l’avance de la date prévue pour cette réalisation, afin de pouvoir s’y préparer.
Réalisation du bilan : il sera réalisé par l’entreprise dans des conditions définies par le chef d’entreprise, après information des institutions représentatives du personnel lorsqu’elles existent et des salariés. Dans les cas où la taille et la structure de l’entreprise le permettent, il ne pourra être fait par la hiérarchie directe de l’intéressé. Le personnel d’encadrement pourra bénéficier d’une préparation à la conduite de ce bilan.
Utilisation du passeport formation : le salarié pourra permettre à la personne chargée de réaliser son bilan de consulter son passeport formation. Lorsque le salarié a déjà bénéficié d’un bilan d’étape professionnel dans son entreprise ou dans une autre entreprise, il devra en faire figurer le contenu dans son passeport formation pour pouvoir accéder à nouveau à ce dispositif. À défaut, il devra accepter de communiquer ce contenu à la personne chargée de la réalisation du bilan.
Place du bilan dans la GPEC et la sécurisation des parcours

Le bilan d’étape professionnel devra permettre aux salariés, notamment les moins qualifiés, d’aborder de façon maîtrisée et positive l’évolution des métiers et qualifications tout au long de leur vie professionnelle. Il contribuera à sécuriser leur parcours professionnel.
L’année où le bilan d’étape professionnel est réalisé, et au vu de ses conclusions, le salarié et l’employeur rechercheront, conjointement, les actions susceptibles d’être mises en œuvre, notamment en termes de formation ou de mobilité.
Pour ce qui concerne les demandeurs d’emploi, ces derniers pourront faire état des conclusions de leur bilan d’étape professionnel lors de l’élaboration de leur PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi) par Pôle emploi.
Liaisons Sociales Quotidien, 6/03/2009
Liens :
http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/Avenant-bilan-d-etape-professionnel.pdf
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/9134/le-groupe-de-travail-sur-le-bilan-detape-professionnel-est-installe.html

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 12 2008 01:00

TITRE II – L'ENTREPRISE DANS SON ENVIRONNEMENT

Article 4 – Rôle des branches professionnelles

Les branches professionnelles ont un rôle majeur d'information d'incitation et d'appui à remplir. Celui-ci est initié en priorité dans le cadre de la négociation triennale sur la GPEC et se poursuit dans le cadre des travaux des CPNE.

· 4.1 - Pour faciliter la mise en oeuvre des politiques de GPEC dans les entreprises, elles mettront à la disposition des entreprises, des salariés et de leurs représentants des informations sur les évolutions démographiques, technologiques, l’évolution des politiques industrielles, la détermination des besoins en qualifications et compétences.

En liaison avec les CPNE, elles diffuseront des modules adaptés d'information et de sensibilisation s'adressant en 1er lieu au chef d'entreprise pour le convaincre de l'intérêt de s'inscrire dans la démarche de GPEC.

Elles mettront également en place :

· des outils simples, pratiques, adaptés aux caractéristiques et à la taille des entreprises tels que, notamment, des modes d'emploi et des guides d'action (définition des enjeux, établissement d'un diagnostic, modalités de passage à l'action…),

· une information aux PME et aux TPE sur les outils et dispositifs de financement

existants,

· une mise en réseau des informations existant au niveau national interprofessionnel ou dans la branche, en matière de prospective des métiers et des qualifications,

· des moyens de suivi et d'évaluation des actions mises en oeuvre dans la branche (notamment pour les TPE et les PME) et de diffusion des bonnes pratiques permettant ainsi à la branche de jouer un rôle structurant dans l’accompagnement des TPE/

PME.

De plus, les résultats des travaux des CPNE et des observatoires prospectifs des métiers et des qualifications mis en place par les branches professionnelles seront rendus accessibles aux institutions représentatives du personnel lorsqu'elles existent, aux salariés et aux entreprises quelles que soient leur taille et leurs éventuelles relations juridiques entre elles.

A cet effet, il appartiendra aux CPNE de veiller à l'effectivité des travaux confiés à ces observatoires.

Les branches inciteront les observatoires à croiser leurs données prévisionnelles en vue de l'identification de passerelles entre les différents secteurs d'activité.

4.2 - Afin d'ancrer la démarche de GPEC dans la perspective de sécurisation des

parcours professionnels initiée par l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008, les branches veilleront au respect, dans les conditions prévues au III B dudit accord, des engagements pris concernant :

· l'utilisation responsable des contrats ;

· l'embauche des jeunes ;

· le renouvellement de la période d'essai ;

· l'accès aux droits ;

· la formation des salariés à temps partiel ;

· les outils de GPEC ;

· le CDD pour la réalisation d'un objet défini ;

· la portabilité.

4.3 - Les branches enrichiront les différents éléments ci-dessus au vu du contenu des accords d'entreprise conclus dans leur champ professionnel et recensés par les observatoires paritaires de la négociation collective.

Article 5 – Dynamique d'accompagnement au niveau territorial

Sans préjudice des dispositifs mis en place et financés par les pouvoirs publics auxquels les acteurs territoriaux peuvent faire appel, il appartient à ces derniers de conduire les actions ci-après, notamment en vue de développer la GPEC dans les PME/TPE.

5.1 - Afin de faciliter à tous les salariés, quelque soit leur situation d’emploi et quelque soit la taille des entreprises, l'accès au bénéfice d’une GPEC, les branches et les organisations interprofessionnelles territoriales doivent développer, en liaison entre elles et avec les différents bassins d'emplois, une logique d'étude qualitative et quantitative sur l'évolution des

métiers, des emplois, des compétences et des qualifications qui éclaire les différents acteurs. Elles sont, en effet, les mieux à même de mutualiser les informations existantes sur les évolutions prévisibles en matière d'environnement économique, d'activité des entreprises, et en matière de métiers et de compétences.

Dans ce cadre, il appartiendra aux COPIRE et aux Commissions Paritaires de Branche Territoriales Régionales, lorsqu'elles existent, de faire, tous les ans, une analyse de ces évolutions, dans le ressort de leur champ territorial en identifiant notamment les besoins de main d’œuvre et les métiers en tension.

Elles feront également connaître les expériences en cours (pôle de mobilité, filières d'activité...).

Les COPIRE prendront l'initiative de coordonner l'ensemble des informations et données prospectives propres à leurs territoires ainsi que celles émanant notamment des branches, susceptibles d'éclairer les partenaires sociaux au niveau régional, les entreprises et les salariés sur l'évolution des métiers et des compétences.

Les branches et les organisations territoriales interprofessionnelles inciteront les entreprises ayant développé des pratiques réussies de GPEC, à mettre en commun leurs expériences pour faciliter les développements de carrière et les mises en relation des offres et besoins de compétences.

Enfin, elles rechercheront, dans toute la mesure du possible, la mise à disposition des entreprises, des informations communes à celles d'entre elles ayant des relations industrielles (y compris de sous-traitance, notamment, afin de permettre aux entreprises concernées d'en tenir compte dans leur démarche).

5.2 - Pour développer l'efficacité de la GPEC en améliorant la compréhension et l'adhésion des salariés, il est souhaitable de renforcer, au niveau territorial, l'information en direction des salariés et de s'attacher à faire jouer pleinement leur rôle, en la matière, aux institutions représentatives du personnel lorsqu'elles existent.

5.3 – Au-delà de ces dispositifs d'accompagnement, lorsque la mise en relation, sur un territoire, d'entreprises conduisant des GPEC parait opportune, des expérimentations doivent être encouragées (par exemple : pôles de compétitivité, périmètres conventionnels au niveau des filières d’activités) pour que la GPEC puisse tenir compte de l’ensemble des acteurs du processus de production et permettre de ce fait de prendre en compte les caractéristiques propres à des entreprises faisant partie d'une chaîne de production, notamment par la mise en place d'outils communs de GPEC.

Article 6 - Mise en place d'un dispositif interprofessionnel d'information et d'orientation

De façon à permettre aux entreprises et aux salariés d'accéder aux différentes études réalisées en la matière par les organismes spécialisés tant au plan national qu'au plan professionnel ou territorial, et de pouvoir procéder à des études prospectives, les signataires du présent accord mettront en place un portail Internet permettant l'accès direct à l'ensemble de ces éléments d'information. Ils veilleront à ce que la mise en place de ce portail contribue progressivement au renforcement de la cohérence et de l'homogénéité des résultats des travaux des observatoires prospectifs des métiers et des qualifications mis en place par les branches professionnelles. Ils s'attacheront par ailleurs, dans un souci de rationalisation et d'efficacité, à ce que ce portail puisse être accessible non seulement aux entreprises et à leurs salariés mais également aux jeunes, à leurs familles et aux demandeurs d'emploi de façon à contribuer à l'orientation scolaire et professionnelle et à en devenir un élément pivot.

Un groupe de travail paritaire déterminera les modalités de mise en oeuvre de ce dispositif.

TITRE III – DISPOSITIONS DIVERSES

Article 7 - GPEC et licenciements économiques

Si la GPEC doit prendre en compte la prospective des métiers (métiers en croissance, stables, en décroissance, en forte modification de contenu ou encore en renouvellement démographique) elle ne doit pas être un outil favorisant les licenciements collectifs.

Ainsi conçue elle n'est donc pas une étape préalable aux procédures de licenciements collectifs et aux PSE qui obéissent à des règles spécifiques et doit, de ce fait, être dissociée de leur gestion.

Pour autant, une GPEC conduite dans l'esprit et les conditions du présent accord doit permettre de consolider l'emploi et, le cas échéant, de mieux armer les salariés confrontés à des restructurations.

Article 8_ – Articulation avec les accords antérieurs

Les dispositions du présent accord ne remettent pas en cause les dispositions des accords antérieurs à sa signature conclus en matière de GPEC jusqu'à leur renégociation à l'échéance triennale. Il ne peut être dérogé par accord de branche ou d'entreprise aux dispositions des articles 1.1,

1.2, 2.1, 2.2, 3, 4, 5 et 7 du présent accord.

10

Article 9 – Entrée en vigueur

Le présent accord constitue un nouvel élément de référence dans la mise en oeuvre des parcours professionnels tels que définis par l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008.

Sans en modifier le contenu et la portée, les négociations en cours sur la formation professionnelle s'articuleront avec le présent accord. Il entrera en vigueur au moment de la conclusion des négociations en cours sur la formation tout au long de la vie professionnelle et de l'avenant au présent accord définissant le contenu du bilan d'étape professionnel.

Article 10 – Evaluation

Les parties signataires du présent accord se rencontreront à l'issue d'un délai de 3 ans suivant son entrée en vigueur pour procéder à un bilan et à une évaluation de son application.

 

Fait à Paris, le 14 novembre 2008

 

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 12 2008 00:56

La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) est une démarche favorable aux entreprises et aux salariés. Sans modifier les dispositions légales en vigueur, il s'agit de lui insuffler une nouvelle dynamique, avec l’objectif que chaque salarié puisse bénéficier d’une visibilité sur les évolution des emplois, des métiers et des qualifications ainsi que sur les parcours professionnels possibles.

Comme l'ont souligné les partenaires sociaux dans le relevé de discussions relatif aux politiques industrielles de mai 2007, les mutations industrielles, porteuses de fortes conséquences sur l’emploi, sont sources d’incertitudes et d’instabilité pour les salariés. "C’est dire l’importance, dans les branches professionnelles et dans les entreprises, de l’information et de la négociation sociale en amont. Il n’est pas non plus de stratégie industrielle viable qui n’intègre une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, laquelle reste encore embryonnaire."

La finalité de la GPEC est d'anticiper les évolutions prévisibles des emplois et des métiers, des compétences et des qualifications, liées aux mutations économiques, démographiques et technologiques prévisibles, au regard des stratégies des entreprises, pour permettre à celles-ci de renforcer leur dynamisme et leur compétitivité et aux salariés de disposer des informations et des outils dont ils ont besoin pour être les acteurs de leur parcours professionnel au sein de l'entreprise ou dans le cadre d'une mobilité externe. Pour atteindre ces objectifs, les signataires du présent accord considèrent qu'il convient

d'aborder la GPEC sous l'angle de l'anticipation de l'évolution des métiers, des compétences et des qualifications.

Lorsqu'elle est ainsi conçue et mise en oeuvre dans le cadre d'un dialogue social et d'un processus de concertation, la GPEC doit être tout à la fois :

- pour les entreprises, un outil d'anticipation de leurs besoins en compétences et ainsi de préservation et de développement de leur compétitivité,

- et pour les salariés, le moyen d'aborder de façon maîtrisée et positive les évolutions des métiers et des qualifications tout au long de leur carrière, ce qui doit contribuer à sécuriser leur parcours professionnel.

Elle doit se caractériser par la construction et la conduite d'une démarche collective permettant la définition, l'élaboration et la mise en oeuvre d'actions individuelles. A cet effet, elle doit mobiliser les différents outils existants ou à créer en application du

présent accord et les articuler de façon dynamique dans une approche active d'anticipation. Sur ces bases, il convient de rechercher :
- comment renforcer l'utilité et la mise en oeuvre de la GPEC, conçue conformément aux principes définis ci-dessus, dans les entreprises où la négociation sur la GPEC est obligatoire,

- et comment inciter et aider les autres entreprises à s'engager dans une telle démarche.

TITRE I – LA DEMARCHE DE GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES DANS L'ENTREPRISE

La GPEC et l'anticipation dans la gestion des compétences et des carrières, impliquent en amont un effort de prévision et de partage des informations relatives aux évolutions technologiques, démographiques et économiques, articulées avec la stratégie que l'entreprise entend mettre en oeuvre.

Cette démarche globale d'anticipation doit favoriser la gestion des compétences en couplant les données prospectives retenues avec la disponibilité des compétences des salariés afin de faciliter les évolutions de carrière interne ou externe. Elle doit également contribuer à l'atteinte de l'objectif visant à permettre à chaque salarié de progresser d'au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle.

Dans cette optique, une attention particulière doit être portée aux personnes les plus exposées au risque de rupture de leur parcours professionnel et à celles qui ont des difficultés à accéder à l’emploi stable. Ainsi la mise en oeuvre de la GPEC doit s'appuyer sur une identification préalable des emplois et des métiers possibles au sein de l'entreprise, en l'associant à une

vision plus globale de l'évolution des emplois et des métiers de la branche professionnelle et / ou du territoire.

S'il n'existe pas de méthodologie unique pour la mettre en oeuvre, celle-ci doit cependant respecter certaines étapes essentielles et recourir à un certain nombre d'outils collectifs et individuels qui en assurent la cohérence.

Article 1 – Phase de diagnostic

1.1 – Diagnostic global

La construction d’une démarche de GPEC implique nécessairement la réalisation d’un diagnostic qualitatif et quantitatif de l’emploi, des métiers et des compétences dans l’entreprise. Ce diagnostic, réalisé au moyen d’instruments collectifs et individuels, permet d’établir un état des lieux des métiers et des compétences disponibles ou nécessaires dans le cadre des évolutions des activités de l'entreprise, en mobilisant différents outils, en fonction de la taille et des caractéristiques de l'entreprise, tels que :

· la cartographie des emplois, des métiers et des compétences par famille de métiers (en termes quantitatifs et qualitatifs, par CSP, par site, par service, ...) ;

 

· le référentiel des compétences transversales ou transférables vers d’autres métiers ou d’autres sites/services ;

· les passerelles entre les métiers et les familles professionnelles ;

· les études et informations émanant des observatoires professionnels et territoriaux ;

· l’analyse prospective des métiers en développement ou en décroissance ;

· les éléments d'information fournis par le bilan social (pyramide des âges, entrée / sortie de l’entreprise, niveaux de qualifications, etc.) ainsi que l'ensemble des informations existantes et utiles pour le diagnostic comme le rapport de situation

comparée entre les hommes et les femmes, le rapport sur l'emploi remis chaque année et certains des éléments fournis par le CHSCT.

1.2 – Diagnostic individuel La réalisation d'un diagnostic global, permettant de disposer d'une vision d'ensemble des

compétences disponibles afin de pouvoir anticiper les besoins de compétences et de qualification, doit prendre appui notamment sur un diagnostic individuel des compétences des salariés.

Le bilan d'étape professionnel, qui ne constitue pas un élément exclusivement dédié à la GPEC, doit contribuer à la réalisation de ce diagnostic.

Cette phase de diagnostic individuel doit permettre au salarié de disposer d'un état de ses compétences professionnelles. Offrant l'opportunité d'identifier les souhaits et les possibilités de mobilité, il permet, d'une part, au salarié de définir son projet professionnel et, d'autre part, à l'entreprise de déterminer les besoins et les objectifs de professionnalisation de ce dernier

dans une optique de sécurisation des parcours professionnels.

Ce bilan est de nature distincte de l'entretien annuel d'évaluation qui constitue un acte de management. A cet effet, lorsqu'il est réalisé dans l'entreprise et que la taille et la structure de l'entreprise le permettent, il ne peut être fait par la hiérarchie directe de l'intéressé.

Exception faite de la VAE, du passeport formation et de l'entretien de deuxième partie de carrière qui se substitue au bilan d'étape professionnel, il ne se cumule pas avec les autres dispositifs d'orientation et de bilan mis en place par l'accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003 sur la formation tout au long de la vie professionnelle et par l'accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 relatif à l'emploi des seniors qui ne sont mis en œuvre que si le bilan d'étape professionnel en fait apparaître la nécessité. Les textes des accords précités seront modifiés en conséquence.

Ce bilan doit permettre aux salariés d'être acteurs de leur déroulement de carrière, favoriser leur engagement dans le développement de leurs compétences et de leur qualification et leur donner des outils susceptibles de les aider dans la construction de leur parcours professionnel. Il bénéficie tous les cinq ans aux salariés1 qui le souhaitent. La demande du salarié ne peut être refusée par l'entreprise. Tous les salariés sont informés par leur entreprise du droit qui leur est ainsi ouvert.

1 ayant au moins deux ans d'activité dans l'entreprise

 

L'année où le bilan d'étape professionnel est réalisé, et au vu de ses conclusions, le salarié envisage avec l'entreprise les moyens à mettre en oeuvre (formation, mobilité…). Cette prestation doit être simple d'utilisation et réalisable quelle que soit la taille de l'entreprise.

Les modalités de sa mise en oeuvre et son contenu, qui doit porter sur l'état des lieux des compétences et de l'expérience professionnelle de l'intéressé ainsi que sur ses besoins, seront définis par un groupe de travail paritaire qui prévoira aussi les modalités d'évaluation de sa mise en oeuvre et entamera ses travaux dès la fin de la présente négociation. Il fera l'objet d'un

avenant au présent accord.

Ce groupe veillera en particulier à ce que les conditions de la mise en oeuvre du bilan d'étape professionnel, qui doivent être financièrement neutres pour les entreprises, n'entravent pas, dans le cadre de son financement sur les budgets de la formation professionnelle, l'objectif de sa généralisation.

Les éléments du bilan d'étape professionnel figurent, à l'initiative du salarié, dans son passeport formation.

1.3 - – Les données prévisionnelles et prospectives

Pour mener une politique de GPEC, il est nécessaire de croiser les éléments de diagnostics dans l'entreprise, tels que prévus ci-dessus, avec les données prévisionnelles et prospectives, qu’elles soient de portée générale (économique, démographique, technologique) ou qu’elles relèvent des orientations résultant de la stratégie économique définie par l'entreprise.

Ces données prospectives doivent donc coupler les informations propres à l'entreprise avec l'ensemble de celles qui peuvent être lui fournies tant par sa branche professionnelle qu'au niveau territorial et qui sont issues notamment des travaux réalisés au sein des Observatoires régionaux et de branches.

Article 2 - Mise en oeuvre de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences

2.1 – Les moyens

Pour la détermination des actions à engager dans le cadre de la GPEC, il convient de mettre en cohérence et d'articuler les éléments suivants :

· les accords (notamment ceux conclus dans le cadre de la négociation obligatoire sur la mixité et l'égalité professionnelle), les outils et les dispositifs déjà existants dans la branche et dans l’entreprise (diversité, seniors…) ;

· les modes d’organisation du travail ;

· les dispositions relatives à la mobilité professionnelle et géographique ;

· les mesures envisagées en matière de formation professionnelle (plan de formation, périodes de professionnalisation,…) en réponse aux besoins identifiés lors de la phase de diagnostic, notamment au regard des besoins spécifiques des publics prioritaires;

· les outils ou les dispositifs existants d'identification des compétences et qualifications propres au secteur d'activité et le cas échéant aux catégories d'emploi ;

 

· les politiques de recrutement.

2.2 – Les publics prioritaires

De plus, il convient de porter une attention particulière à certains salariés. La GPEC, qui concerne tous les salariés, doit en effet conduire à prendre en compte de manière prioritaire les personnes les plus exposées au risque de rupture de leur parcours professionnel et celles qui ont des difficultés à accéder à l’emploi stable. Elle doit donc avoir entre autres objectifs

de :

· porter une attention particulière aux salariés les plus exposés aux conséquences des évolutions économiques ou technologiques et notamment les salariés qui travaillent dans des métiers qui sont potentiellement en décroissance ;

· améliorer la gestion des âges (jeunes et seniors) ;

· prendre en compte la mise en oeuvre de la mixité professionnelle et de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

· contribuer à une utilisation responsable des contrats (y compris des contrats de travail à temps partiel). Le bilan d'étape professionnel est un des outils permettant d'identifier les salariés éligibles aux moyens spécifiques prévus à l'article 15 de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008.

Ainsi, les actions collectives conduites dans le cadre de la GPEC doivent permettre, par une approche transversale, de donner une visibilité commune à l’entreprise et à ses salariés.

Article 3 - Place du dialogue social et rôle des institutions représentatives du personnel

Le dialogue social, sur la base de l’ensemble des éléments ci-dessus, doit favoriser une lecture globale et prospective de l’évolution de l’emploi et des compétences ainsi que sa compréhension par les salariés de l’entreprise et leurs représentants. Quelle que soit sa forme, le dialogue social doit conduire à préciser les moyens et la méthode à suivre pour la mise en oeuvre des étapes mentionnées ci-dessus, en tenant compte de la taille et des caractéristiques de l'entreprise concernée.

3.1 - Le rôle de la négociation collective

Dans les entreprises soumises à l'obligation triennale de négocier sur la GPEC, la négociation

porte notamment sur :

· la mise en place d'un comité de suivi et de pilotage de la démarche de GPEC ;

· les modalités d'association des institutions élues du personnel et des délégués syndicaux au processus de GPEC ;

· les conditions de suivi des actions mises en oeuvre.

Dans le cadre du suivi de la mise en oeuvre de l'accord GPEC, l'employeur consultera les organisations signataires de l'accord et informera les institutions élues du personnel sur les moyens d'information mis en place à l'intention des salariés et de leur hiérarchie en particulier sur l'évolution prévisible des emplois et des compétences ;

Les entreprises de moins de 300 salariés qui souhaiteraient s'engager dans une démarche concertée de GPEC sont encouragées à s'inspirer des dispositions ci-dessus. Les branches les informeront à cet effet.

3.2 - Le rôle des institutions représentatives du personnel

L'association dans l'entreprise des institutions représentatives du personnel, lorsqu'elles existent, notamment au regard du rôle qui est le leur en matière d'information sur la marche générale de l'entreprise, d'emploi et de formation professionnelle constitue un facteur déterminant de la réussite d'une démarche de GPEC.

Les institutions représentatives du personnel doivent par ailleurs être associées au suivi des dispositifs mis en place. Ce rôle de suivi sera confié à la commission formation dans les entreprises, d'au moins 200 salariés, dans le cadre de ses attributions ou à défaut au comité d'entreprise.

Par ailleurs, les entreprises veilleront à ce qu'une articulation efficace soit mise en place entre les commissions économique, les commissions emploi et les commissions formation des comités d'entreprise lorsqu'elles existent.

En outre, la mise en oeuvre des dispositions relatives au rôle des institutions représentatives du personnel prévues par les accords nationaux interprofessionnels, de branche et d'entreprise sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, l'emploi des seniors, la diversité et la modernisation du marché du travail, sera l'occasion de la prise en compte de ces

problématiques dans la GPEC.

 

Pour lire la seconde partie de l'accord, cliquez sur le lien ci-dessous:
Accord national interprofessionnel du 14 novembre 2008 II

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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 12 2008 20:14

Notre syndicat travaille activement sur la GPEC.
Nombreuses sont les sections qui sont amenées à négocier des accords de GPEC et souvent dans la précipitation.
A celà, plusieurs raisons:
- les entreprises en cours de négociation d'un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) doivent négocier également un accord de GPEC pour pouvoir faire valider ce PSE par l'administration.
- les entreprises de plus de 200 salariés, ont obligation de négocier un accord de GPEC pour le 18 janvier 2008.
La GPEC ( Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) peut être un outil très interessant pour anticiper l'évolution de l'entreprise dans son contexte et les consèquences prévisibles sur l'emploi.
Elle doit également permettre d'analyser l'évolution des métiers dans l'entreprise et les formations nécessaires à ces adaptations.
Elle doit permettre à chacun de faire évoluer et valoriser ses compétences dans l'entreprise.
La GPEC peut donc devenir un véritable levier, à condition de bien se préparer à la négociation de l'accord au niveau de l'entreprise.
Le syndicat peut vous aider dans cette démarche. N'hésitez pas à nous contacter à l'adresse suivante:
cfdtfce.haute.normandie@wanadoo.fr ou bien en prenant contact avec le secrétariat du syndicat, qui vous donnera toutes les démarches à suivre.

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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 12 2008 20:08

La cinquième séance de négociation sur la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) a eu lieu le 14 novembre 2008 au siège du Medef[1]. Il s’agissait de la séance conclusive. Le texte final est désormais ouvert à la signature des organisations syndicales.
La CFDT a estimé, en fin de négociation, que la dernière séance avait permis des avancées significatives au regard des objectifs qui étaient les nôtres :

-   élargir le champ de la GPEC à un nombre très large d’entreprises et donc de salariés ;

-   doter les entreprises et notamment les PME/TPE d’outils opérationnels pour les aider dans la construction d’une politique de GPEC ;

-   donner à tous les salariés les moyens d’être acteurs dans la construction de leur parcours professionnel.

Le but est de franchir une nouvelle étape dans la sécurisation des parcours professionnels, dans le prolongement de l’accord sur la modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008.

Nous avons donc exprimé une appréciation positive du texte final[2] en précisant que c’est le Bureau national qui analysera et décidera de la position de la CFDT.
L’importance de ce texte est également à souligner. Il s’agirait en effet du premier accord national interprofessionnel sur la GPEC, ce qui constitue un cadre important pour les branches, les entreprises et les territoires. L’objet de ce texte n’est pas de remettre en cause les pratiques existantes en matière de GPEC (art. 8). Il a pour but d’aider les entreprises qui jusqu’à présent n’ont mené aucune action dans ce domaine. Il permettra également d’enrichir les accords existants dans les autres entreprises en leur proposant une démarche à suivre. Enfin, il met en valeur les ressources essentielles que les entreprises et les salariés peuvent trouver au niveau des entreprises, des branches et des territoires.
Cette info rapide présente les évolutions principales des différentes dispositions du texte et fait un état du positionnement de chaque organisation syndicale à la fin de la journée.
A- PRESENTATION DU PROJET D’ACCORD SOUMIS A SIGNATURE
Les négociateurs ont voulu conférer à l’accord sur la GPEC un rôle pédagogique pour les entreprises, qui se traduit dans la structuration du texte. Ainsi, une première grande partie consacrée à la GPEC dans l’entreprise donne la marche à suivre pour construire une politique de GPEC efficiente qui place l’anticipation dans la gestion des carrières et des compétences au cœur du dispositif.
Dans une seconde partie, le texte clarifie les rôles de la branche et du territoire dans l’accompagnement des entreprises et notamment des PME/ TPE.
I- En préambule : la GPEC, des objectifs ambitieux
Le préambule du texte n’a été que peu modifié lors de cette dernière séance, l’ensemble des organisations syndicales et patronales attribuant depuis l’ouverture des négociations les mêmes objectifs à la GPEC.
Ainsi, l’intérêt de la GPEC pour les entreprises et pour les salariés est affirmé clairement. Pour les entreprises, la GPEC constitue un outil d’anticipation de leurs besoins en compétences et ainsi de préservation et de développement de leur compétitivité. Pour les salariés, la GPEC est le moyen de sécuriser leurs parcours professionnels. Elle doit leur permettre d’aborder de façon maitrisée et positive les évolutions des métiers et des qualifications tout au long de leur carrière.
Le préambule fait également référence au relevé de discussions relatif aux politiques industrielles de mai 2007 signé par l’ensemble des organisations syndicales et le Medef. Il s’agissait d’un souhait de la CFDT car cette déclaration met en évidence le défi que représente le développement économique futur.
Le préambule affirme également que la GPEC doit se caractériser par la conduite d’une démarche collective permettant la définition, l’élaboration et la mise en œuvre d’actions individuelles.
II- La GPEC dans l’entreprise : des étapes essentielles, le dialogue social incontournable (titre 1)
Le projet d’accord affirme en premier lieu que la GPEC dans l’entreprise implique un partage d’informations relatives aux évolutions technologiques, démographiques et économiques articulées avec la stratégie de l’entreprise. Cette démarche globale d’anticipation doit favoriser la gestion des compétences et faciliter les évolutions de carrière interne ou externe. Elle doit également contribuer à atteindre l’objectif visant à permettre à chaque salarié de progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie processionnelle (reprise de l’accord du 11 janvier 2008).
Il pose ensuite comme principe que la GPEC suppose le respect d’étapes essentielles qui sont détaillées largement.
Enfin, il proclame la place incontournable du dialogue social.
Les étapes essentielles
1) Une phase de diagnostic : articulation du collectif et de l’individuel (le bilan d’étape professionnel)
La CFDT a beaucoup bataillé, tout au long des différentes séances de négociation, pour que le texte affirme la nécessité de réaliser dans l’entreprise un diagnostic préalable à la mise en place d’actions de GPEC. Si la question du diagnostic global faisait depuis quelques séances l’objet d’un consensus large (art. 1.1), en revanche celle du diagnostic individuel et de la nécessité de réaliser un état des lieux des compétences de chaque salarié à travers le bilan d’étape professionnel restait un des points durs des discussions (art. 1.2). Mais la CFDT a insisté car le diagnostic individuel est la seule façon d’adapter les actions mises en place aux besoins des salariés. C’était également le moyen d’engager la responsabilité de l’employeur.
Ce sont les questions du contenu précis du bilan d’étape, de son financement, de son articulation avec les dispositifs d’orientation et de bilan existants et son caractère obligatoire ou non qui divisaient toujours vendredi les participants.
La CFDT, soutenue par la CGC, a beaucoup milité pour que le bilan d’étape professionnel revête un caractère obligatoire, c'est-à-dire que tous les salariés le fassent à échéance régulière. Cette approche n’était pas partagée par les autres organisations syndicales. En revanche, toutes étaient d’accord pour dire que le bilan d’étape professionnel devait être un droit effectif pour tous les salariés quelle que soit la taille de l’entreprise.
Les organisations patronales ont cédé devant cette revendication unanime. Le texte final stipule que le bilan d’étape professionnel bénéficie tous les 5 ans aux salariés qui le souhaitent et que la demande du salarié ne peut être refusée par l’entreprise. Par conséquent, dès l’entrée en vigueur du présent accord (voir ci-dessous) tous les salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise, couverts ou non par un accord collectif sur la GPEC, pourront demander à bénéficier du bilan d’étape professionnel. En outre, le projet d’accord prévoit que tous les salariés sont informés par leur entreprise du droit ainsi ouvert.
Autre point fondamental pour la CFDT : la traduction du bilan d’étape dans l’entreprise afin qu’il ne reste pas lettre morte. Là aussi, le texte nous donne satisfaction puisqu’il affirme que l’année où le bilan est réalisé, le salarié envisage avec l’entreprise (là encore toutes les entreprises sont concernées quel que soit leur effectif) les moyens à mettre en œuvre pour répondre aux conclusions auxquelles il a abouti.
Le projet d’accord prévoit que le bilan d’étape professionnel ne se cumule pas avec les autres dispositifs d’orientation et de bilan sauf si le bilan en fait apparaître la nécessité. Enfin, le bilan de deuxième partie de carrière se substitue au bilan d’étape professionnel.
Les questions du contenu et du financement du bilan d’étape professionnel sont renvoyées à un groupe de travail (dont les résultats seront actés par un avenant au présent accord) et à la négociation en cours sur la formation professionnelle. Les négociateurs ont également confié à ce groupe de travail le soin de construire des outils permettant d’évaluer la mise en œuvre du bilan d’étape professionnel.
2) Mise en œuvre de la politique de GPEC
Premièrement, le texte indique que pour déterminer les actions à mettre en œuvre pour bâtir une politique de GPEC, il convient de mettre en cohérence différents éléments préexistants dans l’entreprise (art. 2.1 : accords collectifs, mode d’organisation du travail, mesures envisagées en matière de formation professionnelle…).
Deuxièmement, le texte insiste sur l’attention particulière qu’il convient de porter aux salariés les plus exposés au risque de rupture de leur parcours professionnel et à ceux qui ont des difficultés à accéder à l’emploi stable. Il précise également que le bilan d’étape professionnel est un des outils qui permet d’identifier les salariés éligibles aux moyens spécifiques prévus par l’article 15 de l’accord modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008. Là encore, les salariés des TPE/PME sont évidemment concernés.
Le dialogue social incontournable
Au final, si le texte ne revient pas sur le périmètre de l’obligation de négocier, il enrichit son contenu, élargit les obligations de consultation des organisations syndicales notamment concernant le suivi de l’application des accords GPEC et incite fortement les PME à négocier la GPEC (art. 3.1).
En outre, il rappelle le rôle déterminant des institutions représentatives du personnel en soulignant leur rôle en matière d’information sur la marche générale de l’entreprises, d’emploi et de formation professionnelle continue. Il leur confie également un rôle dans le suivi des dispositifs mis en place et incite les entreprises à articuler de manière efficace les commissions économique, emploi et formation des comités d’entreprises, lorsqu’elles existent.
III- L’entreprise dans son environnement (titre 2)
Cette partie explicite le rôle des branches professionnelles et du territoire dans le développement de la GPEC en particulier pour les TPE/ PME.
Le rôle majeur d’information, d’incitation, et d’appui des branches est ainsi posé d’emblée. Le projet de texte leur confie la charge de mettre en place des outils simples, pratiques, adaptés aux caractéristiques et à la taille des entreprises, d’informer les PME et les TPE sur les outils et dispositifs de financement existants, de mettre en réseau les informations existant au niveau national interprofessionnel ou dans la branche en matière de prospective des métiers et des qualifications, et de mettre en place des moyens de suivi et d’évaluation des actions mises en oeuvre dans la branche et de diffusion de bonnes pratiques.
La CFDT souhaitait également que le texte rappelle la nécessité pour les branches de veiller au respect des engagements pris dans l’accord sur la modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008 (concernant notamment l’utilisation des contrats, l’embauche des jeunes, la formation des salariés à temps partiel…voir art. 4.2).
Ensuite, le projet d’accord confirme le rôle des acteurs territoriaux dans l’accompagnement des entreprises, en termes de prospective, de circulation de l’information et d’incitation auprès des entreprises.
Les dispositions relatives au territoire ont donc été enrichies d’une disposition visant à encourager les expérimentations de ce type lorsque les conditions sont réunies (lien économique, périmètre conventionnel englobant les entreprises sous-traitantes, difficultés identiques, …).
Enfin, le projet d’accord prévoit la mise en place d’un portail internet permettant aux entreprises et aux salariés d’accéder directement aux études réalisées par des organismes spécialisés afin de favoriser pour les uns des études prospectives et d’aider les autres à s’orienter dans leur parcours scolaire et professionnel. Un groupe de travail devra déterminer les modalités de mise en œuvre de ce dispositif.
IV- GPEC et licenciements économiques
Dans le prolongement de l’accord modernisation du marché du travail du 11 janvier 2008, le projet d’accord sur la GPEC insiste sur la distinction entre GPEC et licenciements économiques : il dit avec force que la GPEC ne doit pas être un outil favorisant les licenciements collectifs.
En revanche, la CFDT a souhaité que le texte affirme clairement qu’une politique de GPEC conduite dans les conditions qu’il décrit est un moyen de consolider l’emploi et de mieux armer les salariés confrontés à une restructuration. Sur ce point, nous avons obtenu gain de cause.
V- Révision des accords en vigueur, impérativité et articulation avec la formation professionnelle continue
Le projet d’accord ne remet pas en cause les accords de branche et d’entreprise antérieurs. Ces accords devront toutefois être modifiés lors de leur renégociation obligatoire lorsque le délai de trois ans sera écoulé. Les négociations devront alors porter sur l’ensemble des dispositions normatives créées par ce projet d’accord interprofessionnel (diagnostic global, diagnostic individuel à travers le bilan d’étape professionnel, sujets soumis à la négociation obligatoire d’entreprise).
D’autre part, l’ensemble des dispositions du texte s’imposeront aux branches, aux entreprises et aux acteurs territoriaux sans qu’ils puissent y déroger.
Concernant son entrée en vigueur, il est prévu qu’elle coïncide avec la conclusion des négociations en cours sur la formation professionnelle et l’avenant au présent accord relatif au bilan d’étape professionnel.
En effet, l’ensemble des organisations patronales et syndicales a convenu du lien étroit qui existait entre les nouvelles règles relatives à la GPEC posées au terme de ces négociations et celles qui seront issues des discussions en cours sur la formation professionnelle.
Enfin, il est prévu que les parties signataires de l’accord se rencontreront au bout de 3 ans pour faire une évaluation de l’accord et décider des correctifs nécessaires au vu des pratiques qui se seront développées suite à cet accord.
B- POSITIONNMENT DES AUTRES ORGANISATIONS SYNDCIALES A L’ISSUE DES NEGOCIATIONS
Dans leurs déclarations finales, toutes les organisations syndicales ont tenu à souligner les réelles avancées du texte au cours de cette dernière séance de négociation. En revanche, aucune ne s’est prononcée clairement sur sa volonté de signer ou non ce texte.
Le négociateur de FO n’a exprimé aucun avis sur le texte indiquant juste qu’il soumettrait le texte à ses instances dans un délai qu’il ne peut pas préciser.
La CGC a estimé que le texte s’inscrivait bien dans la continuité de l’accord du 11 janvier 2008 portant modernisation du marché du travail. Elle a indiqué qu’elle se positionnerait globalement au regard des conclusions du groupe de travail paritaire sur le bilan d’étape professionnel et du résultat des deux autres négociations en cours (formation professionnelle et assurance chômage).
La CFTC a souligné les avancées obtenues tout au long de la négociation. Son représentant a indiqué qu’il aurait des difficultés à présenter ce texte à ses instances tant qu’il ne sait pas de quelle manière le bilan d‘étape professionnel pourrait être financé.
La CGT a reconnu qu’incontestablement le texte avait évolué. Sa représentante a rappelé son attachement à une vraie démarche d’anticipation. Elle regrette toutefois que le texte soit silencieux sur la question des entreprises qui refusent de négocier la GPEC. Elle déplore également « une remise en cause » du bilan de compétences et refuse que le financement du bilan d’étape professionnel ne soit assuré, a-t-elle dit, « qu’aux dépens de la formation professionnelle ».

 [1] La délégation CFDT était composée de Laurence Laigo et Marcel Grignard (secrétaires nationaux) et de Cécile Cottereau et Florence Quentier (secrétaires confédérales). [2]
En pièce jointe.
Accord National Interprofessionnel du 14 novembre 2008 (I)
Accord National Interprofessionnel du 14 novembre 2008 (II)


 

 

Accord National Interprofessionnel du 14 novembre 2008 (I)
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