http://www.wk-ce.fr/actualites/detail/17420/harcelement-moral-la-nouvelle-donne.html
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SYNDICAT CHIMIE - ENERGIE CFDT
De
Annexe Max DORMOY
Place Gabriel PERI
76120 LE GRAND-QUEVILLY
Tél.: 02.35.67.28.52 - Fax: 02.35.67.37.56
E-mail: cfdtfce.htenormandie@free.fr
Être informé, c'est bien. Conseillé, c'est mieux !
La journée du 09 juin, organisée au Havre par la Commission Harcèlement, et Souffrance au Travail, du Syndicat, est complète.
Il est donc inutile de continuer de vous inscrire. Cela résulte du travail important fourni par les animateurs de la commission.
Nous nous excusons auprès de nos adhérents qui ne pourront y assister.
Débat sur la prévention du « Stress et de la Souffrance
au Travail » avec la participation de la Médecine du Travail
de la CRAM et de l’ARACT
Invitation pour le mardi 9 juin 2009 de 9h00 à 16h30
Dans les locaux de l’UIS du Havre à « Franklin »
Le syndicat CFDT Chimie Energie de Haute-Normandie se préoccupe, depuis plusieurs années, des risques
psychosociaux dans les entreprises.
Nous avons mis en place une Commission « Prévention de
la souffrance au travail » au sein du syndicat Chimie Energie CFDT, constituée de militants de notre syndicat, auxquels se sont jointes au fur et à mesure des personnes d’autres secteurs
professionnels et mis au point des documents pour aider nos sections syndicales à appréhender ce sujet difficile qui entraîne des conséquences
parfois dramatiques pour les personnes qui en sont victimes. Notre commission a maintenant une dimension régionale.
Notre principale préoccupation, outre la défense des cas que nous avons détectés, a été, d’abord et avant tout de prévenir et d’agir avant que les
conséquences psychologiques ne soient trop importantes.
Pour sensibiliser les sections syndicales et échanger de manière très ouverte avec les principaux acteurs pouvant intervenir dans ce domaine, nous
organisons une réunion débat regroupant des syndicalistes CFDT, médecins du travail, infirmières, assistantes sociales, dirigeants…
Mardi 9 juin 2009 à l’UIS du
Havre, 1 rue Fontenoy de 9h à 16h30 (Inscrivez-vous dès à présent)
Nous vous enverrons ultérieurement l’ordre du jour détaillé pour cette journée.
Comptant sur votre participation
L’animateur de la commission : patrice Schmitt (06 14 35 83 06)
Contact sur Rouen, le secrétaire du syndicat
Jean-Paul Choulant 06 68 51 40 95
(Jp.choulant@free.fr)
C'est la face noire de la crise: le
harcèlement moral est désormais un outil des entreprises pour réduire leurs effectifs. Ce constat de l'association Harcèlement moral stop (HMS) se fonde sur une étude de 1 235 cas recensés entre septembre et décembre 2008. Le phénomène touche de nouveaux
secteurs, du prêt-à-porter à la pharmacie, et de nouvelles cibles: les hommes et les cadres supérieurs. Enquête exclusive d'Eco89.
Les animateurs de HMS l'ont baptisé le "harcèlement stratégique". Une nouvelle mode qui touche tous les secteurs et tous les
salariés. L'objectif de ce genre d'opérations consiste à éviter un plan de sauvegarde de l'emploi. En clair, un plan social. En provoquant des départs "volontaires" de l'entreprise, en réalité suscités par les
DRH.
Le harcèlement stratégique résulte d'un choix intentionnel d'une direction. Il vise aussi
bien le management intermédiaire que les salariés de base, à l'issue d'un processus qui prend plusieurs mois. Ce phénomène, Loïc Scoarnec, président de HMS, l'a vu émerger depuis septembre 2008,
parallèlement à la crise économique.
La pratique n'est pas anodine pour les individus concernés et la collectivité:
o Sur ces 1 235 signalements recensés par HMS comme des cas de harcèlements, la moitié sont en arrêt de travail
o Le phénomène se généralise: il y a autant d'hommes que de femmes parmi les harceleurs, un tiers des harcelés sont des hommes
o Il s'étend aussi à l'ensemble de la chaîne hiérarchique, y compris les cadres dirigeants confrontés à des fusions-acquisitions
o De
nouveaux secteurs voient le harcèlement moral apparaître, notamment celui des associations à vocation sociale
La nouvelle organisation du travail, source de souffrance
Par Brigitte Font Le Bret et Marin Ledun | Psychiatre et chercheur en sciences soci... | 22/02/2009 | 00H03
Pour répondre au reportage
Du harcèlement moral stratégique pour virer facile, publié dans Rue89 le 12 février dernier, il nous semble fondamental de revenir au texte princeps de Philippe Davezies "Les Impasses du harcèlement moral
au travail".
Si la
parution du livre de Marie-France Hirigoyen a eu le mérite de
permettre à des milliers de salariés de parler de leur souffrance au travail, cette approche du travail fait l’économie de ce qui nous paraît être pourtant l’essentiel: les nouvelles formes
d’organisation du travail. Celles-ci génèrent des décompensations psychiques graves sur le lieu du travail
Les modalités d’entretien d’évaluation individuel (alors que par définition le travail ne peut être que le fruit d’un
collectif de travail!), le management par le stress, la fixation d’objectifs irréalisables, les injonctions paradoxales, les atteintes à l’éthique et aux règles de métier sont à analyser dans une
lecture clinique de l’activité de travail et en aucun cas par l’étude des rapports psychologiques entre salariés
C’est la pression des objectifs et des résultats qui remplace au moins en
partie les temps imposés par la hiérarchie. Si elle est loin d’avoir disparu, la contrainte hiérarchique sur le travail d’exécution n’est plus le ressort principal de la productivité et de la
docilité des individus.
L’orientation
client a engendré des dispositifs de contrôle du travail qui ont succédé au commandement taylorien. La structuration en réseaux, la gestion par projets, la flexibilité, le flux tendu et les
systèmes d’information ont restructuré l’organisation des entreprises.
Un contrôle par l’autocontrôle
A l’opposé de l’obéissance contrainte de "l’organisation scientifique" et bureaucratique du travail, c’est l’appel à l'autonomie et à la responsabilité
qui sollicite un grand nombre de salariés. Le modèle disciplinaire avait entraîné à la fois des résistances individuelles fortes, une solidarité clandestine des exécutants et des organisations de
lutte qui constituaient des contre-pouvoirs.
Mais la force des collectifs qui leur permettaient de se mobiliser s’est effondrée (syndicats, comités d’entreprise, partis ouvriers). Le pouvoir dans les
organisations mobilise désormais des individus isolés et des collectifs de travail mouvants. L’individualisation de la gestion salariale est une pièce maîtresse des dispositifs de
management.
Les appels à l’autonomie,
l’encadrement d’animation, les entretiens annuels d’évaluation, l’individualisation des primes et l’intéressement sont les procédures matérielles et symboliques d’un contrôle par
l’autocontrôle.
La compétence
individuelle a remplacé la qualification impersonnelle. Les critères arbitraires du "savoir-être" et de "l’employabilité" sont évalués en plus du savoir acquis et du savoir-faire issu de
l’expérience. Un double autocontrôle s'instaure: celui de chaque individu sur ses performances, et celui des équipes de travail sur chaque membre.
Le modèle de l'autocontrôle (et la peur de perdre l’emploi) gagne sur deux
tableaux: il court-circuite les tendances à former des contre-pouvoirs collectifs par l’individualisation des salariés mis en concurrence, et il déplace la responsabilité des dirigeants vers la
pression incontestable de la "demande" et de la concurrence.
Estime de soi, massages et tickets psy
Les conséquences psychiques et sociales sont malheureusement dramatiques. Pensons qu’en France près de 400 suicides sont directement imputables à une
souffrance au travail, soit la même proportion que les décès dus à des accidents du travail sur la même période.
Le travail est bien le fruit de rapports sociaux du travail, n’oublions
jamais cette donnée car sinon on risque de tomber dans les pièges largement lucratifs de cabinets de conseils peu scrupuleux abordant ces questions sur un mode individuel, questionnaire douteux à
l’appui allant chercher non pas les failles dans l’organisation du travail mais dans celle de la vulnérabilité inhérente à l’humain!
Avec cette grille de lecture, c’est encore et encore l’individu qui
trinque: il ne sait pas s’adapter, il a besoin de retrouver l’estime de soi et des massages bien sûr sur le lieu du travail le tout assaisonné de tickets psy. Les employeurs s’en sortent donc à
bon compte: les parapluies, que disons-nous, les parasols sont ouverts! Et si l’on parlait plutôt de leur obligation de résultats en matière de protection de la santé physique et psychique de
leurs salariés?
Source: Rue89:
A lire aussi sur
► Du harcèlement moral stratégique pour virer facile
► Tous les articles sur le harcèlement
Le 2 juillet dernier, les partenaires sociaux sont parvenues à
un accord sur le stress au travail (1).
Celui-ci permet de transposer l’accord européen du 8 octobre 2004 sur le même thème (2) et vise à sensibiliser les employeurs ainsi que les salariés et leurs
représentants sur le phénomène du stress.
Cet accord propose, à l’instar de l’accord européen, plutôt qu’une définition, une description du stress au travail à l’aide de quelques indicateurs permettant d’en identifier
les causes. Ainsi est-il fait référence à des pressions prolongées ou répétées exercées sur le salarié.
La composante individuelle a été relativisée pour donner une place plus importante à l’organisation et aux process de travail comme éléments potentiellement déclencheur de stress.
L’accord évoque enfin les conditions dans lesquelles la responsabilité de l’employeur serait susceptible d’être engagée, à défaut de mise en œuvre des mesures de prévention,
d’élimination et/ou de réduction du stress au travail.
L’ensemble des organisations syndicales patronales et salariales ont signé cet accord.
Champ d’application de l’accord
Champ élargi
L’accord précise que le stress est un phénomène susceptible de concerner tous les travailleurs, quels que soient la taille de l’entreprise, le domaine d’activité ou encore le type de contrat
liant le travailleur (3). Au-delà de son application aux personnes, l’accord relève que, si certains secteurs d’activité sont plus propices au développement du stress au travail, ce phénomène
affecte aussi bien les grandes que les petites structures.
Lire l'article intégral en pdf
Les cahiers du DRH n°149, décembre 2008
source: www.wk-rh.fr
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