Agenda

Derniers Commentaires

Mobilisation du 29 Janvier

Samedi 31 janvier 2009 6 31 01 2009 11:51
Les salariés se sont très fortement mobilisés, le 29 janvier, pour demander une "relance sociale". Retrouvez en images les différents cortèges CFDT partout en France.

« A Paris, comme dans les villes de province, le niveau des manifestants est au niveau des plus grosses manifestations du CPE avec un différence très importante : c'est qu'aujourd'hui ce sont les salariés. Ce sont donc les plus grandes manifs de salariés depuis une vingtaine d'années ». Ce constat sans appel qui confirme le très important succès de la journée de mobilisation nationale interprofessionnelle du 29 janvier est celui de François Chérèque en tête de la manifestation parisienne. En effet partout en France les cortèges étaient massifs et composés de salariés du secteur privé (dont nombreux étaient ceux qui participaient pour la première fois à une manifestation), comme du public (retrouvez les photos de la manif parisienne en galerie sur le site de la cfdt).
Le secrétaire général de la CFDT s’adresse désormais au gouvernement en lui demandant « d'apporter des réponses sur la relance avec des mesures concrètes pour les salariés et c'est après que l'on décidera de la suite à donner au mouvement », tout en notant au passage que « le Medef est atone il n'y a aucune analyse de la crise de sa part. ».

Les huit organisations syndicales qui avaient appelé à cette journée d’action, ont d’ores et déjà prévu de se revoir le 2 février pour décider de la suite à donner à ce mouvement.
Nicolas Ballot

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 28 janvier 2009 3 28 01 2009 17:34
Se faire entendre pour obtenir des résultats concrets pour les salariés. Tel est l’objectif de la journée d’action du 29 janvier.

 

Mo-bi-li-sés ! Ce 29 janvier, les adhérents de la CFDT sont invités, comme l’ensemble des salariés, à faire entendre leur voix pour réclamer d’autres mesures face à la crise. Cette journée d’action, menée conjointement par huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), se doit d’être un temps fort majeur. « Mobilisation pour une relance sociale », tel est le slogan retenu par la CFDT pour ce rendez-vous syndical qui prendra différentes formes, selon les régions et les secteurs professionnels.

Dire le ras-le-bol des salariés

La mobilisation du 29 janvier a un double objectif : amplifier la voix des salariés, des demandeurs d’emplois et des retraités, premières victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables, et obtenir des mesures concrètes en leur faveur. Car pour l’heure, la voix du monde du travail ne semble guère avoir été entendue par les pouvoirs publics et le patronat, alors que se multiplient les réductions d’activités, les mesures de chômage partiel, les plans sociaux, dans un contexte où le pouvoir d’achat subit les effets de la crise et alors que les réformes tous azimuts du gouvernement enfoncent un coin dans les garanties collectives. « Les mesures prises par le gouvernement en direction des salariés et plus généralement en direction des populations fragilisées par leur faible rémunération, fragilisées dans leur emploi, fragilisées par leur endettement sont largement moins importantes, en termes de moyens, que celles prises en direction du système bancaire ou en matière d’aides aux entreprises », rappelle la CFDT. Pour l’heure, il semblerait que les salariés et leur famille n’aient guère pesés dans la balance des mesures de relance. « Le mécontentement monte dans les entreprises, avertissait François Chérèque dans une récente interview. Il y a ça et là des réactions de ras-le-bol. Notre rôle, en tant que syndicats, c’est de faire en sorte qu’elles s’expriment ». 

Obtenir des avancées concrètes pour les salariés

La mobilisation du 29 vise aussi et surtout à obtenir des résultats concrets. « Notre déclaration intersyndicale a pour objectif de répondre aux attentes des salariés », a souligné Marcel Grignard, secrétaire nationale de la CFDT. "L'appel du 29 janvier", le texte commun aux huit organisations syndicales, détaille ainsi cinq axes majeurs de revendications : donner la priorité au maintien des emplois, améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités, orienter la relance vers l’emploi et le pouvoir d’achat, préserver et améliorer les garanties collectives, réglementer la sphère financière internationale. François Chérèque a résumé les attentes de la CFDT : « Nous demandons un deuxième plan de relance, centré celui-là sur le pouvoir d’achat. Il faut aussi aller plus loin sur les contreparties demandées aux entreprises et aux banques. Par ailleurs, nous demandons un moratoire sur les suppressions d’emploi dans la fonction publique pour rediscuter de ce qu’on attend aujourd’hui de l’État. Nous voulons aussi rediscuter de la loi sur les 35 heures. »

Réclamer un deuxième plan de relance

Il s’agit de tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et les salaires. Les mesures de chômage partiel, l’utilisation des RTT ou des congés payés pour faire face à des réductions de l’activité doivent faire l’objet de négociations avec les représentants du personnel. Autre revendication phare, l’utilisation de ces périodes pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». En ce qui concerne le pouvoir d’achat, la CFDT ne cesse de le rappeler : toutes les entreprises ne vont pas mal. C’est pourquoi elle plaide pour des négociations salariales qui permettent d’assurer au moins le maintien du pouvoir d’achat des salariés et ambitionne de réduire les inégalités, notamment entre hommes et femmes. Relance par la consommation, mesures en faveur du logement et de la protection sociale, investissement dans l’éducation, la recherche, la formation et le développement durable, "l'appel du 29 janvier" réclame un deuxième plan de relance qui tienne compte du volet social de la crise économique. C’est aussi à des mesures de responsabilité qu’appellent les huit organisations syndicales : responsabilité au niveau national, avec la conditionnalité des aides publiques et des allègements de charge aux entreprises socialement vertueuses ; responsabilité au niveau international, avec l’appel à la régulation d’une sphère financière internationale qui permette une meilleure répartition des richesses et le respect des droits fondamentaux et sociaux.

Donner de la voix, obtenir des résultats, réaffirmer la force du syndicalisme, les ambitions de la journée du 29 janvier sont fortes. C’est le moment de leur donner du poids.
Aurélie Seigne

  
Retrouvez l'intégralité de ce dossier dans le numéro 3201 de Syndicalisme Hebdo daté du 22 janvier 2009.
- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009 3 21 01 2009 11:06
Se faire entendre pour obtenir des résultats concrets pour les salariés. Tel est l’objectif de la journée d’action du 29 janvier.

Mo-bi-li-sés ! Ce 29 janvier, les adhérents de la CFDT sont invités, comme l’ensemble des salariés, à faire entendre leur voix pour réclamer d’autres mesures face à la crise. Cette journée d’action, menée conjointement par huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), se doit d’être un temps fort majeur. « Mobilisation pour une relance sociale », tel est le slogan retenu par la CFDT pour ce rendez-vous syndical qui prendra différentes formes, selon les régions et les secteurs professionnels.

Dire le ras-le-bol des salariés

La mobilisation du 29 janvier a un double objectif : amplifier la voix des salariés, des demandeurs d’emplois et des retraités, premières victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables, et obtenir des mesures concrètes en leur faveur. Car pour l’heure, la voix du monde du travail ne semble guère avoir été entendue par les pouvoirs publics et le patronat, alors que se multiplient les réductions d’activités, les mesures de chômage partiel, les plans sociaux, dans un contexte où le pouvoir d’achat subit les effets de la crise et alors que les réformes tous azimuts du gouvernement enfoncent un coin dans les garanties collectives. « Les mesures prises par le gouvernement en direction des salariés et plus généralement en direction des populations fragilisées par leur faible rémunération, fragilisées dans leur emploi, fragilisées par leur endettement sont largement moins importantes, en termes de moyens, que celles prises en direction du système bancaire ou en matière d’aides aux entreprises », rappelle la CFDT. Pour l’heure, il semblerait que les salariés et leur famille n’aient guère pesés dans la balance des mesures de relance. « Le mécontentement monte dans les entreprises, avertissait François Chérèque dans une récente interview. Il y a ça et là des réactions de ras-le-bol. Notre rôle, en tant que syndicats, c’est de faire en sorte qu’elles s’expriment ». 

Obtenir des avancées concrètes pour les salariés

La mobilisation du 29 vise aussi et surtout à obtenir des résultats concrets. « Notre déclaration intersyndicale a pour objectif de répondre aux attentes des salariés », a souligné Marcel Grignard, secrétaire nationale de la CFDT. "L'appel du 29 janvier", le texte commun aux huit organisations syndicales, détaille ainsi cinq axes majeurs de revendications : donner la priorité au maintien des emplois, améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités, orienter la relance vers l’emploi et le pouvoir d’achat, préserver et améliorer les garanties collectives, réglementer la sphère financière internationale. François Chérèque a résumé les attentes de la CFDT : « Nous demandons un deuxième plan de relance, centré celui-là sur le pouvoir d’achat. Il faut aussi aller plus loin sur les contreparties demandées aux entreprises et aux banques. Par ailleurs, nous demandons un moratoire sur les suppressions d’emploi dans la fonction publique pour rediscuter de ce qu’on attend aujourd’hui de l’État. Nous voulons aussi rediscuter de la loi sur les 35 heures. »

Réclamer un deuxième plan de relance

Il s’agit de tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et les salaires. Les mesures de chômage partiel, l’utilisation des RTT ou des congés payés pour faire face à des réductions de l’activité doivent faire l’objet de négociations avec les représentants du personnel. Autre revendication phare, l’utilisation de ces périodes pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». En ce qui concerne le pouvoir d’achat, la CFDT ne cesse de le rappeler : toutes les entreprises ne vont pas mal. C’est pourquoi elle plaide pour des négociations salariales qui permettent d’assurer au moins le maintien du pouvoir d’achat des salariés et ambitionne de réduire les inégalités, notamment entre hommes et femmes. Relance par la consommation, mesures en faveur du logement et de la protection sociale, investissement dans l’éducation, la recherche, la formation et le développement durable, "l'appel du 29 janvier" réclame un deuxième plan de relance qui tienne compte du volet social de la crise économique. C’est aussi à des mesures de responsabilité qu’appellent les huit organisations syndicales : responsabilité au niveau national, avec la conditionnalité des aides publiques et des allègements de charge aux entreprises socialement vertueuses ; responsabilité au niveau international, avec l’appel à la régulation d’une sphère financière internationale qui permette une meilleure répartition des richesses et le respect des droits fondamentaux et sociaux.

Donner de la voix, obtenir des résultats, réaffirmer la force du syndicalisme, les ambitions de la journée du 29 janvier sont fortes. C’est le moment de leur donner du poids.

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 janvier 2009 6 17 01 2009 15:53

IL FAUT UN CONTENU SOCIAL À LA RELANCE !

ENSEMBLE,MOBILISONS-NOUS LE 29 JANVIER !

 

Si les salariés ne sont pas responsables de la crise économique, aggravée par la crise financière, ils ne doivent pas en payer le prix, en particulier les plus précaires.

Cette crise ne doit accroître ni l’exclusion ni les inégalités entre salariés.La CFDT exige des entreprises, du patronat et de l’État des réponses en termes d’emploi, de pouvoir d’achat et de conditions de travail. Elle fait des propositions pour répondre en priorité aux salariés les plus menacés par la crise.

  Agir pour des résultats

• Avec sept autres syndicats (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), la CFDT a décidé d’une grande mobilisation. Le 29 janvier 2009, les salariés doivent être nombreux pour dénoncer une crise qui accroît les inégalités et la précarité et pour imposer la priorité au maintien de l’emploi et l’amélioration des garanties collectives.

• La CFDT est un syndicat qui ne néglige pas la mobilisation et la dénonciation, mais qui les utilise pour trouver des solutions pour les salariés.

• Elle s’y est employée notamment avec l’accord de modernisation du marché du travail qui constitue un pas important dans la sécurisation des parcours professionnels, mais aussi avec l’accord sur l’indemnisation du chômage et du chômage partiel. Des accords qui constituent de vrais changements, notamment pour les salariés les plus précaires.

  Salariés : les oubliés de la relance

• L’État a dû mettre des milliards pour sauver le système bancaire et aider des entreprises. Il doit exiger de celles-ci des contreparties sociales pour préserver l’emploi, réduire les inégalités et la précarité.

• L’État doit aussi mettre des moyens financiers pour les plus démunis, pour le logement social afin d’aider à la relance économique, l’accès au crédit et améliorer le pouvoir

d’achat.

• Pour financer cette politique, la CFDT revendique la suspension du bouclier fiscal.

  Tout faire pour préserver l’emploi

• La réalité de la crise n’est pas contestable, mais il est inadmissible que des employeurs en profitent pour accélérer des restructurations. Il est intolérable que des entreprises privilégient la rentabilité financière au détriment de l’emploi.

• Tout doit être fait pour maintenir le plus grand nombre de salariés dans l’emploi avec une attention particulière aux intérimaires et aux CDD. Toute mesure permettant le maintien de l’emploi est préférable au licenciement. Mais les entreprises doivent justifier

 

vous pouvez télécharger l'affiche sur le site de la CFDT: www.cfdt.fr

 

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 01 2009 01:56

Avec sept autres organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), la CFDT a décidé d’une grande mobilisation.
Le 29 janvier 2009, les militants, adhérents et salariés doivent être nombreux pour dénoncer une crise qui accroît les inégalités et la précarité, et pour imposer la priorité au maintien de l’emploi et l’amélioration des garanties collectives. Pour organiser cette mobilisation la confédération a écrit une lettre aux militants que vous trouverez dans l'article suivants. Cette lettre est également publiée dans le n° de Syndicalisme hebdo qui paraît le 15 janvier et mise en ligne sur le portail
www.cfdt.fr. Nous vous invitions à la diffuser à tous vos militants.

La confédération met également à votre disposition :

·                                 Une affiche appelant à la mobilisation encartée avec Syndicalisme Hebdo le 15 janvier. Les militants doivent l’afficher le plus largement possible dans les entreprises. L’affiche peut également être téléchargée sur le portail www.cfdt.fr. Vous pouvez ainsi l’utiliser pour vos publications ou encore pour réaliser des pancartes pour les manifestations.

·                                 Un tract, appelant lui aussi les salariés à se mobiliser. Il est à la disposition des militants en format pdf sur le portail www.cfdt.fr. A diffuser massivement.   .  

·                                 Un document argumentaire de 4 à 6 pages en direction des militants pour vulgariser les analyses et les propositions de la CFDT face à la crise. Vous le trouverez également en ligne dans quelques jours.
La confédération compte sur vous pour assurer la réussite de cette journée par une bonne mobilisation et une bonne visibilité de la CFDT.

 

Voici pour information les lieux et heures des manifestations à l'appel de l'ensemble des syndicats :

 

- DIEPPE : 10 H 30 - Gare SNCF

- EVREUX : 14 H 00 - salle omnisports

- LE HAVRE : 9 H 30 - Franklin

- ROUEN : 10 H 00 - Cours Clémenceau

 

MOBILISONS-NOUS !

 

SOYONS NOMBREUX ET VISIBLES !!!

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 janvier 2009 4 15 01 2009 13:32
Les huit organisations syndicales ont défini les axes revendicatifs de la mobilisation du 29 janvier prochain. Entreprises et État sont appelés à mettre en place une série de mesures concrètes pour l’emploi, le pouvoir d’achat et les garanties collectives.


Objectif : peser dans la relance, au service des salariés, demandeurs d’emploi et retraités.

Rendez-vous est pris, le 29 janvier, pour une « mobilisation massive et réussie ». Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, a rappelé les enjeux de cette journée d’action intersyndicale, à l’issue d’une réunion qui a permis d’en arrêter les objectifs revendicatifs.

Face à la crise, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU appellent à la mise en œuvre négociée de mesures de chômage partiel et d’utilisation des RTT ou des congés pour préserver l’emploi et les salaires. Au-delà de l’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel, les huit organisations plaident pour que le dispositif s’applique à tous les salariés, y compris en deçà de dix-huit heures par semaine. Autre revendication de la déclaration commune, l’utilisation des périodes de baisse d’activité pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». L’État est par ailleurs invité à « penser autrement » que dans une logique strictement comptable l’évolution des services publics, que ce soit en termes de qualité ou d’emploi.

Des aides conditionnées à des mesures sociales

L’intersyndicale demande en outre de cibler et de conditionner les aides publiques et les allègements de charges à des comportements vertueux en termes de maintien de l’emploi et de politique salariale, par la conclusion d’accords permettant de maintenir le pouvoir d’achat et de réduire les inégalités.

L’État est également rappelé à ses responsabilités, en vue d’une relance économique orientée vers les salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux, premières victimes de la crise. Relance de la consommation, politique en faveur du logement, notamment social, réaffirmation du système de protection sociale, investissements ciblés en direction de la recherche, de l’éducation, de la formation, et plus largement, d’une économie du développement durable, les domaines d’action ne manquent pas.

Appelant au respect du dialogue social pour tous les projets et propositions de loi en lien avec la réglementation du travail, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU réclament l’abrogation de la loi remettant en cause la réduction du temps de travail et le retrait du texte sur le travail du dimanche.

Autant de mesures concrètes qui permettraient d’amoindrir les conséquences d’une crise économique amplifiée par la crise d’un système financier international opaque, dont la régulation doit être portée par l’Union européenne. Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, s’est dit « satisfait de cet appel », qui est « un compromis dans lequel la CFDT se retrouve tout à fait ». Désormais, il s’agit de se mobiliser, pour faire appliquer ces mesures dans les entreprises, par la négociation entre partenaires sociaux ou par des politiques publiques. Pour peser, rendez-vous le 29 janvier.  

Aurélie Seigne

© CFDT (mis en ligne le 05 janvier 2009)
- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 8 janvier 2009 4 08 01 2009 18:45

Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes. Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont
décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat. Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la
rémunération de leurs actionnaires. C’est intolérable et inadmissible. Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés. Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale. La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.
2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement. Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités. Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent
viser à la fois :

• Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.
• Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.
• Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire
• Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

• Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.
4 – Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public,passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

• abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
• retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
• respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
• face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social
5 – Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international


Le 5 janvier 2009

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 8 janvier 2009 4 08 01 2009 18:40

Les 5 fédérations syndicales réunies ce mardi 6 janvier 2009 décident de s’inscrire pleinement dans l’appel des 8 organisations (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES et UNSA) du 15 décembre dernier et dans la déclaration commune du 5 janvier 2009.
Elles appellent les salariés actifs et inactifs de la branche à agir massivement le 29 janvier en participant aux initiatives qui seront proposées, en particulier les manifestations et les actions de grève.
Les 5 fédérations considèrent que les bénéfices records des entreprises de la branche doivent concourir à l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail, à participer à la nécessaire relance économique du pays au travers d’investissements productifs et de créations d’emplois.
Ce n’est pas aux salariés de payer les effets de la crise financière dont ils ne sont nullement responsables.
Depuis plusieurs mois, les fédérations syndicales dénoncent une dégradation constante du dialogue social dans la branche, les employeurs balayant les différentes propositions des organisations syndicales d’un revers de main, le plus souvent avec mépris.
Elles jugent inacceptable l’attitude des employeurs dans les négociations en cours, en particulier sur les mesures salariales, les avancements au choix et la reconnaissance des pénibilités au travail. En conséquence, les 5 fédérations conditionnent leur participation à la Commission Paritaire de Branche du 15 janvier à l’expression préalable de nouvelles propositions salariales de la part des employeurs.
Il en va de même sur la situation de l’emploi dans les entreprises, ce sont encore des milliers de suppressions d’emplois qui sont programmées y compris dans la sous-traitance.
Les 5 fédérations se consacreront pleinement durant les trois prochaines semaines à la réussite du 29 janvier et elles organiseront ensemble une conférence de presse dans la semaine du 19 au 23 janvier.
Elles appellent leurs organisations locales et territoriales à en faire de même et à créer les conditions du débat le plus large possible avec les salariés en convoquant des assemblées générales de personnel unitaires et en se rapprochant des structures interprofessionnelles.
Les 5 fédérations conviennent de la nécessité de se revoir après le 29 janvier.

Paris, le 6 janvier 2009

- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 20:40
Une première réunion intersyndicale s'est déroulée en haute-Normandie le 5 janvier à 17h00 pour voir les modalités de la journée d'action du 29 janvier 2009.
Pour l'instant la manif est prévue à:
10h00 rassemblement cours Clémenceau à Rouen.
Un tract commun est prévu et doit vous arriver la semaine prochaine.
Une affiche appelant à la manifestation doit être faite. chaque organisation devra faire une campagne de collage. Nous sommes preneur de tous volontaires pour le collage.
Une prochaine réunion intersyndicale est prévue pour affiner les modalités de la manifestation.
L'objectif de la CFDT est d'être présent en nombre et visible.
Pour la CFDT de Haute-Normandie
- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 janvier 2009 1 05 01 2009 18:41
Les huit organisations syndicales ont défini les axes revendicatifs de la mobilisation du 29 janvier prochain. Entreprises et État sont appelés à mettre en place une série de mesures concrètes pour l’emploi, le pouvoir d’achat et les garanties collectives. Objectif : peser dans la relance, au service des salariés, demandeurs d’emploi et retraités.

Rendez-vous est pris, le 29 janvier, pour une « mobilisation massive et réussie ». Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, a rappelé les enjeux de cette journée d’action intersyndicale, à l’issue d’une réunion qui a permis d’en arrêter les objectifs revendicatifs.

Face à la crise, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU appellent à la mise en œuvre négociée de mesures de chômage partiel et d’utilisation des RTT ou des congés pour préserver l’emploi et les salaires. Au-delà de l’amélioration de l’indemnisation du chômage partiel, les huit organisations plaident pour que le dispositif s’applique à tous les salariés, y compris en deçà de dix-huit heures par semaine. Autre revendication de la déclaration commune, l’utilisation des périodes de baisse d’activité pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». L’État est par ailleurs invité à « penser autrement » que dans une logique strictement comptable l’évolution des services publics, que ce soit en termes de qualité ou d’emploi.

Des aides conditionnées à des mesures sociales

L’intersyndicale demande en outre de cibler et de conditionner les aides publiques et les allègements de charges à des comportements vertueux en termes de maintien de l’emploi et de politique salariale, par la conclusion d’accords permettant de maintenir le pouvoir d’achat et de réduire les inégalités.

L’État est également rappelé à ses responsabilités, en vue d’une relance économique orientée vers les salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux, premières victimes de la crise. Relance de la consommation, politique en faveur du logement, notamment social, réaffirmation du système de protection sociale, investissements ciblés en direction de la recherche, de l’éducation, de la formation, et plus largement, d’une économie du développement durable, les domaines d’action ne manquent pas.

Appelant au respect du dialogue social pour tous les projets et propositions de loi en lien avec la réglementation du travail, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU réclament l’abrogation de la loi remettant en cause la réduction du temps de travail et le retrait du texte sur le travail du dimanche.

Autant de mesures concrètes qui permettraient d’amoindrir les conséquences d’une crise économique amplifiée par la crise d’un système financier international opaque, dont la régulation doit être portée par l’Union européenne. Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, s’est dit « satisfait de cet appel », qui est « un compromis dans lequel la CFDT se retrouve tout à fait ». Désormais, il s’agit de se mobiliser, pour faire appliquer ces mesures dans les entreprises, par la négociation entre partenaires sociaux ou par des politiques publiques. Pour peser, rendez-vous le 29 janvier.  
Aurélie Seigne


© CFDT (mis en ligne le 05 janvier 2009)
- Publié dans : Mobilisation du 29 Janvier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés