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Mobilisation du 19 mars 2009

Jeudi 19 mars 2009 4 19 03 2009 16:06
Le patronat, dont les éditorialistes jugeaient jeudi qu'il avait jeté de l'huile sur le feu en fustigeant la "démagogie" des syndicats, devrait être dans le collimateur des manifestants. La présidente du Medef Laurence Parisot s'est défendue jeudi, demandant d'"arrêter de désigner" les chefs d'entreprise comme des "bouc-émissaires" mains refusant toute concession sur la rémunération des patrons.
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 03 2009 16:04
Forts de la mobilisation réussie,  les syndicats mettent la pression sur le gouvernement. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, estimait jeudi, en tête de la manifestation parisienne, que le "silence complet tant du gouvernement que du patronat" ne devait pas être la réponse à cette "journée réussie" de mobilisation nationale. "Le gouvernement doit augmenter les salaires", pressait de son côté sur LCI Jean-Claude Mailly. Le secrétaire général de Force ouvrière demandait en particulier à François Fillon d'annoncer "un geste sur le Smic" et annonçait des "conflits durs"dans les entreprises.
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 03 2009 16:00

A la mi-journée, les syndicats sont sur le point de transformer l'essai. Aidé par un soleil généreux sur toute la France, ils s'attendent à rassembler davantage que le 19 janvier en cette deuxième journée de mobilisation syndicale contre la politique du gouvernement. Après des cortèges très fournis en province (voir ci-dessous), la manifestation parisienne à l'appel de tous les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires) s'est élancée peu après 14 heures de la place de la République vers la place de la Nation.

Selon l'une des dirigeants de la CGT, Maryse Dumas (sur RMC), les défilés de jeudi matin avaient déjà rassemblé 25% de manifestants "en plus" que le 29 janvier, un chiffre n'incluant pas Marseille où s elivre une traditionelle bataille des chiffre entre police et syndicats. Les partis de gauche sont  très présents dans les cortèges. Les leaders du PS ont choisi de défiler dans leurs fiefs (Martine Aubry à Lille, Ségolène Royal à Poitiers...) et saisissent l'occasion pour lancer une offensive. La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a appelé jeudi le gouvernement à adopter "un vrai plan de relance", incluant en particulier une prime de 500 euros pour tous les plus modestes. Sur RTL, Ségolène Royal (PS) a estimé que la mobilisation était "légitime" et "utile" face à un gouvernement "à la fois désespérant sur le plan de l'efficacité économique et incompréhensible sur le plan de la bonne gestion des affaires publiques". Plus à droite sur l'échiquier politique, Corinne Lepage expliquait qu'elle était venue dans un "esprit de solidarité"

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 320.000 selon les syndicats, 30.000 selon la police, ont défilé jeudi à Marseille contre la politique du gouvernement, une mobilisation plus importante que lors de la dernière journée d'action nationale. Le 29 janvier, la manifestation marseillaise avait rassemblé entre 24.000, selon la police, et 300.000 personnes selon les syndicats. Comme à l'accoutumée dans la deuxième ville de France, les chiffres donnés par police et organisateurs font le grand écart.

Le parcours du cortège, initialement prévu sur 5 km, a été allongé face à l'affluence de manifestants, ont indiqué les syndicats. Plus de deux heures et demie après le départ de la tête du cortège, des manifestants attendaient encore de pouvoir partir. Les salariés du secteur portuaire marchaient en tête suivis par de nombreux salariés du privé, (Eurocopter...) ainsi que d'entreprises touchées ou menacées par des plans sociaux ou du chômage partiel (ArcelorMittal, Atmel, etc)."Unité des salariés pour ne pas payer la crise. Des mesures d'urgence pour l'emploi, les salaires, la protection sociale et les services publics", exigeait la banderole de tête.
Dans l'Est, la manifestation à Lyon a rassemblé jusqu'à 30.000 personnes selon la police, davantage selon les syndicats (25.000 à 30.000 le 29 janvier). Signe de l'affluence, une heure après le départ de la tête du cortège, vers 10 heures 30, plus d'un millier de manifestants n'avait toujours pas quitté le point de ralliement, selon la préfecture. On dénombrait environ 400 salariés du groupe de Rhodia, ainsi qu'une soixantaine de manifestants de Sanofi-Aventis.A quelques mètres de la banderole de tête de cortège d'une intersyndicale proclamant "la crise c'est eux, ce n'est pas à nous de la payer" défilait Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière.
Dans le Centre, à Angoulême, entre 14.000 et 25.000 personnes ont défilé, parmi lesquelles de nombreux retraités et salariés du privé, issus notamment de Schneider Electric et Lafarge.
Fait rare, des représentants d'associations caritatives étaient présents  pour dénoncer sur une banderole "Associations en grève, désengagement de l'Etat,  agonie des actions". On pouvait également lire "Retraités floués", "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là on ne veut pas". A Limoges, entre 11.500 et 25.000 manifestants ont défilé, tandis que 300 salariés de la société agroalimentaire Madrange sont allés jeter des oeufs devant le domicile de leur patron. Madrange, qui emploie 1.700 personnes et dont le siège est à Limoges, est à vendre et attend un repreneur.
Dans le Sud-Ouest, à Mont-de-Marsan, entre 5.150 et 8.000 personnes ont défilé (3.700 selon la police le 29 janvier). De nombreux retraités étaient en tête du cortège d'où se détachaient les salariés du site Sony de Pontonx-sur-l'Adour qui avaient retenu pendant une nuit le PDG du groupe la semaine dernière pour refuser les modalités de plan social avant la fermeture de l'usine. Sur leur banderole on pouvait lire "Sony: l'arnaque". A Clairoix (Oise), symbole de la crise, un millier de salariés de l'usine Continental, dont la fermeture est annoncée, ont défilé dès 9 heures. 213 manifestations sont prévues en France à l'appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa), pour arracher de nouvelles mesures au gouvernement en faveur des salariés. C'est un peu plus que les 195 du 29 janvier qui avaient réuni de 1,08 million (police) à 2,5 millions de personnes (syndicats).

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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 19:48

Public – Privé,Salariés, sans emplois, jeunes scolarisés

Le 19 mars, tous ensemble pour gagner !

      
Avec plus de 20 000 manifestants au Havre et de 2 millions dans toute la France, la journée de grève
interprofessionnelle du jeudi 29 janvier a mis un terme à l'impression de toute puissance de Sarkozy et du MEDEF.

Elle a révélé la faiblesse et l'impopularité du gouvernement. Depuis, la cote de popularité de Sarkozy s'est effondrée, et sa politique est de plus en plus perçue pour ce qu'elle est, celle de la défense inconditionnelle des intérêts d'une minorité. Pourtant, et c'est ce dont nous avions discuté en assemblée générale interprofessionnelle sur la ville, nous savons que l'impopularité ne suffira pas a arrêter la machine à faire payer la crise aux chômeurs et aux salariés.   


Sarkozy refuse la négociation …. Lâche des miettes et continue les provocations.

      
Après cette journée de grève interprofessionnelle historique du 29 janvier, les interventions télévisées de Sarkozy confirment le mépris du président vis à vis du monde du travail, dans la droite ligne de la répression qui s'abat sur les représentant syndicaux ( comme au Casino ou aux verreries), l'annonce de la suppression de la taxe professionnelle est une provocation directe faite aux salariés : « non seulement je ne suis pas prêt à négocier, mais je fais le contraire de ce que demande la majorité de la population » . Quant aux discussions avec nos organisations syndicales, il s'agirait « d'expliquer le calendrier des réformes ». La dernière rencontre avec les syndicats a confirmé ses intentions

Comme en Guadeloupe, en Martinique...

Face au mépris de Sarkozy : Etendre la mobilisation maintenant

 

       Les départements d'outre-mer nous ouvrent la voie. La Guadeloupe est en grève générale  reconductible depuis plus d’un mois  et le mouvement s'est étendu à la Martinique, à la Réunion et demain peut être en Guyane. Il est coincé ente ce mouvement qui dure et devant lequel il ne veut pas céder et courir le risque de contagion à l’hexagone.

le 29 janvier n’a pas suffit à nous faire entendre et nous avions réclamé l’organisation d’une manifestation nationale début mars pour  imposer nous aussi nos revendications.

Public – Privé

                     

î Zéro suppression de poste – Zéro licenciement !

î Embauche des personnels nécessaires à la satisfaction des besoins des populations !

î Retrait des projets de lois modifiant les statuts des établissements et des personnels !

î Augmentation générale des salaires, des minimas sociaux et amélioration des garanties collectives!

î Un nouvel ordre économique mondial pour une autre répartition des richesses.

 

Le 19 mars est une nouvelle étape pour notre mobilisation , lors de la grève interprofessionnelle à l'appel des organisations syndicales. Nous appelons toute la population à participer à


Une
grande manifestation unitaire

Le Jeudi 19 Mars 2009 au Havre

à 9h30 à Franklin .

Une assemblée générale aura lieu à 16h 
pour débattre des conditions de la reconduction.         

 
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Samedi 14 mars 2009 6 14 03 2009 19:44

MOBILISONS-NOUS LE 19MARS!

Les 90 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier montrent l’ampleur de la crise et rendent encore plus urgente une action vigoureuse pour l’emploi par un changement de cap économique et social.


Avec la CFDT, la forte mobilisation du 29 janvier a déjà permis une inflexion dans la politique gouvernementale dans un sens plus favorable aux salariés avec :

• la création d’un fonds d’investissement social pour conforter les emplois d’aujourd’hui et de demain par des
moyens mis à disposition en matière de formation ;
• l’indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire (90 % du net) ;
• une prime exceptionnelle de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant entre deux et quatre mois de
travail, près de 100 000 jeunes vont bénéficier de cette mesure ;
• la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu touchant six millions de foyers fiscaux.

Pour un véritable changement de cap
Ces avancées ne sont cependant pas à la hauteur : le gouvernement doit amplifier les mesures qu’il a déjà prises, et les entreprises doivent prendre leurs responsabilités vis-à-vis des salariés tout en tirant les leçons des dérives financières qui ont conduit à cette crise. Pour la CFDT, il faut changer de cap.


Changer de cap pour l’emploi en utilisant toutes les solutions négociées possibles pour maintenir les salariés dans l’emploi et éviter les licenciements.


Changer de cap pour permettre à tous les salariés touchés par le chômage ou une baisse d’activité de se former. C’est un plus pour l’avenir professionnel des salariés.
C’est un plus pour l’économie et les entreprises.


Changer de cap pour financer le fonds d’investissement social à la hauteur des besoins. Ainsi, la CFDT demande la suspension du «bouclier fiscal» et de la suppression des charges sur les heures supplémentaires.


Changer de cap sur l’emploi dans la fonction publique en gelant les suppressions d’emplois.

www.cfdt.fr


Mars 2009

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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 16:08

Dans la Chimie le 19 mars 2009 Agissons pour nos revendications:


Salaires, Pouvoir d’Achat,
Emplois, Avenir de nos Industries
Ouverture de négociations sur la pénibilité


Le 29 janvier dernier, des dizaines de milliers de salariés de la Chimie ont participé aux appels à la grève et aux différentes manifestations. Et ils ont eu raison : avec un slogan logique :
« Ce n’est pas à nous de subir la crise ». !


Comment peut on parler de crise quand on regarde les résultats des groupes de la Chimie (Rhodia, Arkema, Air Liquide, BASF, Alcan Rio Tinto, etc…)


Des profits toujours importants et ils osent encore, dans ce contexte où la distribution des dividendes n’a plus de limite, à parler de :


• Gel des salaires,


• Chômage partiel,


• Fermetures,


• Restructurations.


Les 2 millions de personnes dans la rue le 29 janvier n’ont pas dissuadé le Président Sarkozy de s’engager dans un véritable changement de politique, et ce ne sont pas non plus les déclarations de Madame Parisot qui rassurent les salariés.


Plus nombreux et plus fort que le 29 janvier, le 19 mars imposons nos revendications.


Ça suffit que le patronat de la Chimie impose son champ revendicatif sans tenir compte des attentes des
salariés qui créent les richesses de nos industries chimiques.


Les moyens existent pour satisfairel’ensemble des revendications.


Par notre détermination, notre action, continuons sur la voie de ce qui a été construit le 29 janvier.


Tous ensemble le 19 mars Grèves manifestations, actions sous toutes les formes



Tract interfédéral Branche Chimie le 6 mars 2009



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Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 15:54

Veuillez trouvez ci-dessous les heures et lieux de départ des manifestations:

EVREUX
:
14 heures Pré du Bel Ebat - LE HAVRE: 10 heures à Franklin -
LISIEUX
: 10 heures Place F. Mitterand - ROUEN:
10 heures Cour Clémenceau

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Mardi 10 mars 2009 2 10 03 2009 16:35
Le tract pour la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 est disponible sur le site CFDT.
vous pouvez le télécharger, en vous rendant à l'adresse suivante: www.cfdt.fr
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Mardi 10 mars 2009 2 10 03 2009 16:31
La mobilisation du 29 janvier a commencé à porter ses fruits. La journée d’action du 19 mars doit être l’occasion de maintenir la pression pour prolonger les avancées du sommet social et rappeler le patronat à ses responsabilités.

« Il nous faut réussir le 19 mars comme nous avons réussi le 29 janvier. » Le secrétaire national Gaby Bonnand l’a rappelé : la mobilisation du 29 janvier, qui a rassemblé plus de 2 millions de personnes dans les manifestations, dont 200 000 dans les cortèges CFDT, a permis d’engranger de premiers résultats. Parmi ceux-ci, la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu pour six millions de foyers fiscaux, la prime de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant de deux à quatre mois de travail, l’encouragement à porter le chômage partiel à 75% du salaire brut. Et surtout, l’annonce de la création d’un fonds d’investissement social, revendication phare de la CFDT. Pour François Chérèque, cet outil est l’indispensable complément au plan de relance économique du gouvernement : « Investir dans la recherche et le développement de nouveaux produits est une bonne chose. Mais on ne peut pas faire ces investissements sans investir dans les personnes, pour élever leur niveau de qualification. »

Le fonds d’investissement social, revendiqué par la CFDT et obtenu grâce à la mobilisation du 29, est une véritable avancée, a souligné le secrétaire national Marcel Grignard : « C’est la première fois en France qu’en période de crise, on choisit de former des salariés en difficulté aux métiers de demain. » Au regard de cette ambition, la dotation de l’État de 1,5 milliards d’euros est « insuffisante », a jugé François Chérèque : « Nous souhaitons aller jusqu’à cinq milliards en suspendant le bouclier fiscal pour les plus fortunés et la défiscalisation des heures sup’ », a rappelé le secrétaire général de la CFDT.

Gouvernement et patronat doivent aller plus loin

Ce sentiment que « le compte n’y est pas », face à l’ampleur d’une crise sans précédent, se vérifie également en matière d’emploi public et de pouvoir d’achat. François Chérèque a redit la nécessité d’être nombreux, le 19 mars prochain, pour permettre d’« aller plus loin » sur cette question, « avec une direction principale, conditionner les allégements de charges à des accords salariaux dans les entreprises ». Une façon, pour le secrétaire général de la CFDT, de rappeler le patronat à ses responsabilités face à la crise.

Pour la CFDT, le positionnement décalé du patronat par rapport à ce que vivent les salariés traduit la nécessité d’aller plus loin sur la question de la gouvernance des entreprises, « qui doit associer les salariés aux choix stratégiques des entreprises et des modalités de production et de répartition des richesses ».

Plus forts et plus visibles

« Les portes sont entrouvertes sur le pouvoir d’achat et le fonds d’investissement social, ouvrons-les ! » François Chérèque a rappelé l’importance d’être nombreux, mobilisés, lors de la journée du 19 mars « pour faire pression sur le patronat et le gouvernement en faveur d’un véritable changement de cap et obtenir de nouveaux résultats pour les salariés ». La CFDT entend bien peser, ce jeudi 19 mars, pour faire valoir sa culture du résultat au profit des salariés, premières victimes de la crise. Le secrétaire général de la CFDT a dit sa conviction d’une mobilisation d’ampleur : « Je suis persuadé que les salariés, étant donné de qu’ils vivent, sont déjà mobilisés. Et qu’ils seront aussi nombreux, dans la rue, que le 29 janvier dernier. » Le fait que 58% des cadres disent soutenir, dans un récent sondage, « le mouvement social du 19 mars prochain » plaide en ce sens.

Aurélie Seigne

 

 

© CFDT (mis en ligne le 09 mars 2009)
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Lundi 23 février 2009 1 23 02 2009 16:25
Dans une déclaration commune, les huit organisations syndicales ont confirmé la journée de mobilisation du 19 mars et rappelé leurs exigences face à la crise.

La mobilisation est maintenue. Les huit organisations syndicales – CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA – signataires de la déclaration commune du 5 janvier ont acté, lundi 23 février, la « légère inflexion sociale » du plan de relance gouvernemental obtenue grâce à la mobilisation du 29 janvier dernier. Mais, relève le communiqué de l’intersyndicale, « les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale ». Parce que « la crise nécessite des mesures d’une toute autre portée », les huit ont donc confirmé la tenue d’une journée de mobilisation, le 19 mars prochain et appellent « à la poursuite des actions engagées dans les secteurs professionnels ». Dans cette nouvelle déclaration commune, les organisations syndicales dénoncent le « refus catégorique » du président de la République « d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires ». De la même façon, « l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités » sont mis en cause.

Les revendications du 19 mars

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars devra donc être l’occasion, pour les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités, de faire valoir à nouveau leurs revendications face à la crise : défense de l’emploi privé et public, lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, négociation de politiques de rémunération qui permettent de défendre le pouvoir d’achat et de réduire les inégalités, défense du « cadre collectif et solidaire de la protection sociale et des services publics de qualité ». Pour le secrétaire national Marcel Grignard, « l’un des enjeux majeurs de la mobilisation du 19 mars est de faire pression tant sur le gouvernement que sur le patronat pour que les débuts de réponses apportés le 18 février trouvent une concrétisation et soient amplifiés ». Des revendications que gouvernement et patronat ne devront pas laisser sans réponse.

Aurélie Seigne

© CFDT (mis en ligne le 23 février 2009)

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