"La CFDT demande aux députés de repousser cet amendement. Il est inadmissible que les indemnités journalières des accidentés du travail fassent l'objet d'un prélèvement, alors que les revenus sur les dividendes bénéficient de taux de prélèvement bien moindre que ceux appliqués aux revenus du travail", écrit-elle dans un communiqué.
Elle "rappelle son désaccord total à toute initiative visant à soumettre les revenus du travail ou les indemnités de remplacement, à une augmentation des prélèvements. Le bouclier fiscal apparaît comme un privilège exorbitant alors qu'au contraire, des signes forts d'une plus grande justice fiscale et sociale seraient nécessaires", selon le syndicat.
Pour la Fnath (associations d'accidentés du travail), "contrairement aux assurances du président du groupe UMP à l'Assemblée qui "jurait" ne vouloir fiscaliser que les arrêts de moins de 28 jours et donc les seules victimes d'accidents bénins, l'amendement (...) vise sans aucune distinction toutes les victimes quelle que soit la gravité des séquelles et la durée de l'arrêt de travail".
"Contrairement aux engagements de Jean-François Copé, le jeune ouvrier de 20 ans écrasé par un ascenseur ou défiguré par une explosion dont l'arrêt de travail peut durer jusqu'à plusieurs années (...) verra ses indemnités journalières imposées", écrit la Fnath dans un autre communiqué.
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